Vive le jogging ! Quelques challenges de jogging wallons pour l’an neuf (1ère partie)

C’est la reprise – pour autant que l’on se soit arrêté de courir. Certains, comme la petite troupe du Sport pour tous Wavre ci-dessus, ont déjà commencé l’année du bon pied, dès le 1er janvier, dans le domaine du Bois des Rêves, comme il se doit. Voici quelques autres belles occasions de se défouler en 2019.

Challenge ACRHO

L’Amicale des Courses sur Route du Hainaut occidental « a été conçue dans un moment de plaisir intense », confie le site du challenge, après les 30 Km d’Esplechin en 1983. L’année suivante, quatorze courses figuraient déjà au calendrier et en 1985 elles étaient vingt. En plus de ses courses officielles, le Challenge ACRHO patronne aussi des courses qui en respectent les critères de qualité. Au total, 40 courses sont reprises au calendrier 2019 (voir le lien vers le calendrier complet ci-dessous).

Début de la saison avec le Jogging des AS Velaines à Celles, le samedi 9 février 2019.

Quelques souvenirs d’années antérieures :

La Ronde des Sorcières à Ellezelles (2016)

Le Jogging de la Forêt de Beloeil (2015)

Le Jogging de Popuelles (2012)

Voici le calendrier complet de la saison 2019 du Challenge ACRHO.

Challenge Condrusien

Le Challenge Condrusien propose 20 courses vallonnées et de qualité vous permettant, un vendredi, un samedi ou un dimanche, de découvrir le magnifique Condroz via ses sentiers boisés et chemins de traverse en toute convivialité.

Début de la saison le samedi 9 février 2019 avec le Jogging André Servotte à Modave.

Quelques souvenirs de l’année 2012 :

Le Jogging du Congo à Ciney

La Condrusienne à Solières

Le Jogging de la Piscine à Ocquier

La Corrida des Fermes et Châteaux à Villers-le-Temple

Voici le calendrier complet de la saison 2019 du Challenge Condrusien.

Challenge Delhalle

En 1982, 4 jeunes coureurs proches du mouvement Spiridon, Pierre Gailly, Michel Latine, Paul Timmermans, Paul Wilmet et un journaliste du journal La Cité lui aussi coureur à pied, Christian De Bast, se sont unis pour promouvoir ensemble une certaine idée de la course à pied résumée par la phrase « Des courses organisées par des coureurs pour des coureurs » et pour mettre sur pied le Challenge Delhalle, Trophée des courses champêtres. Lancé en 1983 avec 10 courses au calendrier, le Challenge Delhalle en sera cette année à sa 36e édition.

Début de la saison le samedi 16 février 2019 avec la Printanière à Erpent, près de Namur, suivie, le 3 mars 2019, du Cross de Bousval dans l’entité du même nom, près de Genappe, dans la province du Brabant wallon.

Quelques souvenirs de l’année 2018 :

Le Cross de Bousval

La Châtelettaine à Châtelet

L’Ardennaise à Louette-Saint-Pierre

Le Jogging de l’Ourthe à Hamoir

La Descente de la Lesse de Houyet à Dinant

Voici le calendrier complet de la saison 2019 du Challenge Delhalle.

Vive le jogging ! (A suivre)

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Koen Naert, marathonien de coeur et d’esprit

Le 13 juin dernier, Anne-Sophie Lapix, présentatrice du journal télévisé de 20 heures sur France 2, ouvrit un sujet sur le football et l’argent à la veille de l’ouverture de la dernière Coupe du monde, en Russie, par cette boutade : « On va pouvoir regarder des milliardaires courir après un ballon! ». La riposte des fans de foot et autres frustrés de la planète sur les réseaux sociaux avait été cinglante. Devant un tsunami de critiques, la journaliste s’était sentie obligée de présenter ses plus plates excuses.

Dans sa recension, publiée le 28 mai 2016, deux ans avant les faits rapportés ci-dessus, de Leading, un livre d’Alex Ferguson, le coach légendaire de Manchester United, Palingenesie.com s’était déjà étonné de cette fascination inaltérable à l’égard du monde du foot en ces temps de médiatisation exacerbée des inégalités sociales.

En élisant un footballeur, fût-il le capitaine de l’équipe nationale, troisième de la Coupe du monde, comme sportif belge de l’année à titre individuel, les membres de l’Association professionnelle belge des journalistes sportifs n’ont-ils pas eux aussi sacrifié à l’engouement aveugle pour le sport showbiz ?

La devise d’un sport d’équipe n’est-elle pourtant pas « on gagne ensemble, on perd ensemble » ? Le choix d’un footballeur comme sportif de l’année à titre individuel a-t-il dès lors été dicté par le fait que l’équipe nationale belge de hockey, lauréate de la Coupe du monde masculine sur gazon 2018, paraissait incontournable pour le titre d’« équipe belge de l’année » ?

Comme l’a déclaré le triathlète Marten Van Riel sur Instagram, un footballeur professionnel à plein temps ne perdra pas un seul instant le sommeil de ce qu’il a gagné ou perdu le trophée de « meilleur sportif belge de l’année ». Pour un athlète d’une discipline sportive moins médiatisée, par contre, ça fait une énorme différence sur le plan de la notoriété et celui des aides financières qu’il peut espérer pour simplement poursuivre sa carrière sportive.

Loin de porter un jugement sur la valeur de l’heureux élu et des autres candidats en lice, sans doute sommes-nous toutefois nombreux à regretter que les journalistes professionnels sportifs belges et les autres membres du jury aient manqué de discernement et n’aient pas élu comme sportif belge de l’année le champion d’Europe 2018 de marathon, Koen Naert.

C’eût été, aux côtés de la gymnaste, sportive belge de l’année, Nina Derwael, championne du monde 2018 aux barres asymétriques, le choix de l’excellence.

Bonne année 2019 à toutes et à tous !

(Photos : Pages Facebook Koen Naert – Nina Derwael)

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Quelques mantras pour ne rien lâcher dans un marathon

Dans l’article précédent de cette chronique (« Pourquoi pleure-t-on le jour d’un marathon? »), était évoqué le mantra « Pain is inevitable. Suffering is optional » (« La douleur est inévitable. La souffrance est facultative »), apparemment un proverbe bouddhiste, cité par Haruki Murakami dans son Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, livre culte dans la gente marathonienne.

Murakami se référait dans son livre à un article que l’International Herald Tribune avait consacré au marathon et pour lequel le journal américain avait interrogé plusieurs marathoniens célèbres sur les mantras qu’ils se récitaient pour se stimuler pendant l’effort. « Sans mantras, écrivit Murakami, les coureurs n’auraient tout bonnement pas tenu le coup. »

Voici trente mantras, suggérés par l’édition américaine de Runner’s World, avec une proposition de traduction ou d’interprétation en français et, parfois, un commentaire :

Don’t listen, don’t look, just run. (N’écoute pas, ne regarde pas, contente-toi de courir.)

Light & smooth. (En légèreté et en douceur.)

Claw the ground. (Griffe le sol.) Commentaire : Un mantra pour le marathon nature ?

The strong get stronger. (Les forts deviennent plus forts.)

Run fast, go past. (Cours vite et dépasse.)

One mile at the time. (Un mille/kilomètre à la fois.) Commentaire : Excellent mantra quand ça commence à « piquer »…

Define yourself. (Définis-toi toi-même.) Commentaire : Le mantra « nietzschéen » par excellence !

Think strong, be strong, finish strong. (Pense fort, sois fort, finis fort.)

Believe that you can, decide that you will. (Crois que tu peux, décide que tu veux.)

Tall and strong. (Sois grand et fort.)

Light and focused. (Reste léger et concentré.)

One foot in front of the other. (Un pied devant l’autre.) Commentaire : Variation sur le thème « One mile at the time » quand ça pique vraiment fort. Voir ci-dessus !

I think I can, I know I can. (Je pense que je peux, je sais que je peux.)

I am strong. (Je suis fort.)

Run the mile you’re in. (Courez le mille dans lequel vous vous trouvez.) Commentaire : Autre variation sur le thème « Un mille/kilomètre à la fois ».

Doing what I can. (Faire ce que je peux.)

One more mile. (Un mille/kilomètre de plus.) Commentaire : C’est le mantra quand vous commencez à décompter les kilomètres dans la seconde moitié d’un marathon et que chaque kilomètre accompli vous paraît plus long que le précédent…

Feeling good. (Se sentir bien.)

Push through this. (En néerlandais, ce serait « Duw erdoorheen ». En français, c’est moins évident : Pousse-toi à travers?) Commentaire : Mais, ce faisant, ne bousculez quand même pas les autres concurrents et les passants…

You are stronger than you think, you are more powerful than you know. (Tu es plus fort que tu ne le penses, tu es plus puissant que tu ne le sais.)

My game, my rules. (Mon jeu, mes règles.)

Be fearless, free, grateful. (Sois sans peur, libre, reconnaissant.) Commentaire : Po-si-ti-vez !

We commit, we won’t quit. (Nous nous engageons, nous n’abandonnerons pas.) Commentaire : Le mantra à se répéter après le passage du mur des 30 km quand l’envie vous prend de demander à un spectateur où se trouve la station de métro la plus proche…

I can, I will. (Je peux, je veux.)

Deep breaths, quick legs. (Respirations profondes, jambes rapides.) Commentaire : Ce mantra « achilléen » est réservé à ceux qui ont fait des humanités gréco-latines et lu L’Iliade de Homère.

Pain is temporary, pride is forever. (La douleur est temporelle, la fierté est éternelle.)

Run relaxed, finish strong. (Cours en décontraction, finis en force.)

I am stronger than I think. (Je suis plus fort que je ne le pense.)

Dig deep, breathe deep. (Creuse au plus profond de toi et respire à fond.)

I don’t stop when I’m tired, I stop when I’m done. (Je n’arrête pas quand je suis fatigué, je m’arrête quand j’en ai terminé.) Commentaire : Et, je ne m’enquiers pas auprès d’un spectateur d’où se trouve la station de métro la plus proche…

Que votre prochain marathon vous soit physiquement agréable et psychologiquement fécond ! Entre-temps, Joyeux Noël à toutes et à tous ! (Photo : Marathon de Paris)

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Les nombreux fans de Haruki Murakami trouveront une recension de son dernier roman, magistral, « Le Meurtre du Commandeur » (Livre 1), sur Palingenesie.com, via le lien ci-contre.

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Pourquoi pleure-t-on le jour d’un marathon ?

Pourquoi pleure-t-on le jour d’un marathon, qu’on le coure ou qu’on y assiste ? C’est la question que s’est posée Elizabeth Narins, Senior Fitness and Health Editor du magazine américain Cosmopolitan qui couvre différents aspects de la vie féminine (« style, beauty, love, politics, horoscopes »).

« Pleurer est une réaction émotionnelle saine quand on se sent triste, dépassée ou même heureuse », a déclaré l’ultra-marathonienne et trois fois Ironwoman, Angie Fifer, aussi titulaire d’un doctorat en psychologie du sport, qui ajoute : « J’ai moi-même pleuré à la fin de mes épreuves sportives, de joie d’en avoir enfin terminé après plusieurs heures d’effort intense, mais aussi à l’occasion de compétitions auxquelles je n’étais présente qu’en tant que spectatrice ».

« Se préparer en vue d’un marathon et le terminer constitue un long processus qui touche à tellement d’aspects de votre vie, des sacrifices familiaux à votre emploi du temps, se lever et se coucher tôt, se priver d’événements sociaux, changer ses habitudes de nutrition et d’hydratation, expose-t-elle, que le jour de l’épreuve elle-même vous donnez libre cours à ces émotions que vous avez accumulées au cours de toutes ces heures d’entraînement et en raison des sacrifices consentis. »

D’autres, femmes et hommes à vrai dire, pleurent parce que, simplement, ils n’en peuvent plus. La rédactrice de Cosmopolitan prend le cas d’une coureuse qui, souffrant des genoux à partir de la mi-course de son troisième marathon, se mit à alterner la course, la marche et le boitillement. Ce n’est toutefois que dans les derniers kilomètres de son épreuve, dans tous les sens du terme, qu’elle ne put plus contenir ses larmes, quand les spectateurs, la voyant souffrir, se mirent à l’encourager. « Eux croyaient encore moi, a-t-elle confié, alors que moi je doutais de moi ! »

Dans le livre, Marathonien de coeur et d’esprit raconte cette rencontre avec un grand gaillard qui courait le Marathon de Reims les pieds nus et ensanglantés, tenant ses baskets à bout de bras et sanglotant à chaudes larmes. « La douleur est inévitable. La souffrance est facultative », écrivait Haruki Murakami, citant un proverbe bouddhiste, dans son Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. « Vous courez et vous pensez : « Ah! que c’est dur! Je n’y arriverai pas. » Si les mots « c’est dur » dépeignent une réalité inévitable, quand vous dites « je n’y arriverai pas », vous vous en remettez à votre propre subjectivité. »

Elizabeth Narins précise toutefois que terminer un marathon les yeux secs ne signifie pas que l’on a la tête dure ou que l’on n’a pas d’âme, que l’on ne s’investit pas dans l’effort ou que l’on s’en f… C’est tout bonnement que l’on réagit différemment d’un point de vue émotionnel. Certains coaches recommandent d’ailleurs de contenir ses émotions et de s’en servir comme carburant pour améliorer les performances. Bref, que vous pleuriez ou pas à l’arrivée d’un marathon, ne vous en faites pas, ça reste normal !

D’après Cosmopolitan.

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Pourquoi la championne olympique US de triathlon s’est-elle convertie au marathon?

En 2016, Gwen Jorgensen remporta la première médaille d’or olympique américaine en triathlon. Au lieu de devenir la première triathlète à défendre son titre aux prochains J.O. à Tokyo en 2020, celle que l’on surnomme « Gwen the Phenom » s’est fixé un objectif encore plus audacieux : l’or sur le marathon !

Gwen Jorgensen (32 ans, 1 m 77, 55 kg) s’entraîne avec Jerry Schumacher, le célèbre entraîneur du Bowerman Track Club et des championnes de marathon, Shalane Flanagan, troisième du New York City Marathon 2018 (et victorieuse en 2017), et Amy Cragg, médaille de bronze de marathon aux championnats du monde 2017.

Sur la piste comme sur la route, les choses s’étaient jusqu’à présent plutôt bien passées. Gwen Jorgensen réussit un record personnel sous les 32 minutes en mars sur 10 000 m et se classa quatrième aux championnats US de semi-marathon à Pittsburgh en mai en 1:10:58. Le 7 octobre dernier, à Chicago, par contre, si elle réalisa un nouveau record personnel (2:36:23) sur marathon, malade, elle ne finit que 11e de l’épreuve.

Elle se montra déçue par sa performance et se mit à douter du bien-fondé de sa décision d’abandonner le triathlon. C’est que la concurrence américaine sera rude sur marathon pour se qualifier en vue des J.O. de 2020 à Tokyo : Shalane Flanagan, Jordan Hasay, Des Linden, Molly Huddle et Amy Cragg paraissent a priori intouchables (bien que la première puisse arrêter sa carrière et la deuxième soit blessée).

Pourquoi Gwen Jorgensen décida-t-elle de quitter le sommet du triathlon pour le marathon? « Je ne crois pas avoir atteint mon potentiel maximum en course à pied, avait-elle déclaré à Runner’s World. En triathlon, mes prestations en course à pied n’ont cessé de s’améliorer et m’ont amenée à m’interroger sur mes limites dans cette discipline. »

Qu’est-ce qui l’intrigue dans le marathon? « Pour moi, confia-t-elle, c’est l’événement olympique le plus emblématique. Tout le monde connaît et respecte cette distance. »

« Le marathon est un défi mental d’une nature très différente par rapport au triathlon. En triathlon, il faut vous préparer à des changements de courant lors de la natation ou à un incident mécanique ou une chute pendant le parcours à vélo. En marathon, vous faites exactement la même chose pendant 42,2 km. Vous devez rester concentrée tout au long de l’effort et surmonter une douleur extraordinaire liée à l’utilisation des mêmes muscles, kilomètre après kilomètre. »

Le plus gros défi physique à relever pendant la préparation d’un marathon est d’éviter les blessures. Avant chaque sortie, elle passe jusqu’à 45 minutes en pré-entraînement et en étirements et exécute des exercices d’activation et de force, notamment pour préserver le tendon d’Achille. Elle consulte régulièrement un massothérapeute, un acupuncteur, un physiothérapeute, un thérapeute en réadaptation physique et un thérapeute du plancher pelvien.

Les grosses semaines d’entraînement, Gwen Jorgensen court 160 km. Après sa grossesse de 2017, le plus dur fut de faire en sorte que son corps se réadapte aux kilomètres. La vitesse s’en suivrait. Elle eut du mal à maintenir sa vitesse quand elle augmentait le kilométrage. « Mais, ce ne sont pas uniquement les jambes qu’il faut entraîner, concéda-t-elle, il faut aussi s’habituer à supporter l’ennui et à se faire mal. »

Côté belge, les meilleures performeuses de l’année 2018 sur marathon au classement actuel officiel de l’IAAF (l’Association internationale des fédérations d’athlétisme) sont Nina Lauwaert (30 ans, 2:30:24, Eindhoven, 14.10.2018), Karen Van Proeyen (34 ans, 2:39:49, Eindhoven), Hanna Vandenbussche (31 ans, 2:46:06, Stockholm 02.06.2018) et Amélie Saussez (30 ans, 2:46:26, Florence, 25.11.2018).

(Source : Runner’s World et IAAF. Photos : Gwen Jorgensen Media & Facebook)

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Un septuagénaire par deux fois sous les 3 h sur marathon en 2018 (Rotterdam et Toronto)

En 2013, Gene Dykes se rendit au Toronto Waterfront Marathon et écouta le grand coureur masters Ed Whitlock à l’occasion d’une discussion de groupe.

Ed Whitlock était un coureur de fond d’origine anglaise et le premier athlète de plus de 70 ans à courir un marathon en moins de trois heures avec un temps de 2 h 59 m 10 s en 2003. Il décéda le 13 mars 2017, d’un cancer de la prostate, à l’âge de 86 ans, après avoir, quelques mois auparavant, couru un ultime marathon à Toronto et établi un dernier record du monde de sa catégorie d’âge, à l’âge de 85 ans, le 16 octobre 2016, en 3 h 56 m 38 s.

A l’époque de cette discussion de groupe en 2013, quelqu’un dans l’assemblée le questionna sur ses nombreux records. Ed Whitlock répondit que celui de ses records dans la longévité duquel il avait le plus confiance était son record du monde de 2 h 54 m 48 s sur marathon dans sa catégorie d’âge, chrono qu’il courut à l’âge de 73 ans.

Gene Dykes avait alors 65 ans et son record personnel sur marathon était de 3 h 16 min. « J’étais assis là à écouter Ed Whitlock, se souvient-il aujourd’hui, et je me dis « Wow ! Celui-là, en effet, personne ne parviendra à le battre ! » ». Cette année-là (2013), Gene Dykes courut le Toronto Waterfront Marathon en 3 h 29 min. Il avait espéré améliorer son personal best, mais il échoua à 13 minutes.

Beaucoup peut changer en l’espace de cinq ans.

Gene Dykes a désormais passé le cap des 70 ans. En avril, il courut le Marathon de Rotterdam en 2:57:43. Et, le 21 octobre dernier, à Toronto, Dykes réalisa un chrono de 2:55:17. Son rythme de course frôla la perfection : 1:27:33 sur la première moitié, 1:27:44 sur la seconde.

S’étant amélioré de plus de deux minutes et ayant terminé à moins de 30 secondes du record que l’on croyait insurmontable du légendaire Ed Whitlock, Gene Dykes a le record de ce dernier dans le collimateur. « Il me reste trois ans pour faire mieux », déclara-t-il d’un air malicieux, « j’évalue les options à ma disposition. Cela aide d’avoir un objectif. »

Dykes n’est pas le seul marathonien septuagénaire à avoir défrayé la chronique ces dernières semaines. Le 7 octobre 2018, Jeannie Rice, 70 ans, a couru le Marathon de Chicago en 3:27:50, un nouveau record du monde dans sa catégorie d’âge.

Ces performances extraordinaires donnent matière à réfléchir à ceux qui croient que l’existence s’arrête à l’âge de la retraite (ou plus tôt…). Cheers !

(Source : Runner’s World. Photo : Victor Sailer/Photo Run)

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Le lendemain d’un marathon, Ginette, 85 ans, se repose : elle se contente de courir 8 km

Le 6 novembre 2005, alors âgée de 72 ans, Ginette établit un nouveau record US Masters 70-74 sur le marathon : 3 h 46 m 18 s au New York City Marathon. Elle ne s’était pourtant mise au marathon que trois ans plus tôt, à 69 ans. Ce record Masters figure toujours sur les tablettes de l’USATF, l’USA Track and Field, la fédération américaine de course à pied sur piste et sur route.

Le 4 novembre dernier, cette Française d’origine termina son 16e New York City Marathon (le 19e de sa tardive carrière au total), à 85 ans, en 6 h 19 m 01 s, l’emportant sur sa plus proche rivale dans sa catégorie d’âge, la Japonaise Koichi Kitabatake de Yokohama, également âgée de 85 ans, de 26 minutes.

Ginette Bedard grandit à Metz. Elle rencontra son mari, un aviateur canadien, alors que celui-ci était stationné sur une base aérienne à proximité. Le couple émigra vers le Canada, puis s’établit à New York où les deux travaillèrent pour des compagnies aériennes et élevèrent leurs enfants. A l’âge de la retraite, elle se chercha un nouveau challenge.

Ce fut la course à pied, qu’elle pratique en solitaire – sa soeur et son mari avec lesquels elle avait l’habitude de courir sont décédés – sans écouteurs – « il vous faut rester attentive à ce qui vous entoure » – seule avec ses pensées – elle dit ne pas avoir cure de la solitude, bien qu’elle prétend ne pas avoir renoncé à trouver une âme soeur, son mari étant décédé il y a quatre ans.

Pendant des décennies, Ginette vécut dans la même maison à Howard Beach, un quartier de la ville de New York, situé dans l’arrondissement de Queens, à proximité de l’eau. Elle court tous les jours, de 16 à 21 km, quelle que soit la météo – « s’il fait froid, vous vous habillez plus chaudement, c’est tout » et elle court pratiquement chaque kilomètre sur du sable. Elle concède qu’au lendemain du Marathon de New York, elle réduisit sa sortie quotidienne à 8 km.

« Vous devez en avoir le désir, la volonté, et cette volonté, je l’ai et j’aime ça », dit-elle. « Mon corps répond fort bien à mon esprit. »

Source : Runner’s World. Photo : NYRR.

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33e édition des 4 Cimes du Pays de Herve : «La joie est en tout ; il faut savoir l’extraire.»

Les 4 Cimes du Pays de Herve, ce sont les cimes de la croix de Charneux (km 6,5), du fort d’Aubin (km 17), de Mauhin (km 22) et de la chapelle du Transpineux (km 30), parmi les 17 côtes jalonnant le périple le mur de Bouxhmont à l’arrivée, 32 km 820 d’un parcours qui ne présente que 2 km de plat, une course d’automne pour âmes fortes.

Ce sont aussi l’inscription gratuite, sept ravitaillements, nombre de bénévoles éminemment sympas tout au long d’un parcours mythique et magnifique, la collation offerte à tous et le massage après l’arrivée : une course hors gabarit se démarquant de ces événements à caractère disons plus commercial qui se bousculent au calendrier des joggeurs.

Les 4 Cimes, ce sont aussi depuis l’an dernier les 2 Cimes (la première et la dernière) sur 16 km et leurs 506 pré-inscrits en plus du Jogging de la Pie sur 6 km (45 pré-inscrits), soit avec les 620 pré-inscrits des 4 Cimes proprement dites, un total de 1.171 pré-inscrits sur les trois distances.

Dimanche, les 4 Cimes, c’était, enfin, au départ, à la minute près, l’anniversaire des 100 ans de l’Armistice de la Première Guerre mondiale.

Qu’il n’y eut que 441 finishers sur les 4 Cimes (468 sur les 2 Cimes et 49 sur le Jogging de la Pie) s’explique par le fait que les inscriptions sont gratuites et s’effectuent désormais en quelques clics via le site très bien conçu des 4 Cimes. Nombreux (près de 30%) sont les joggeurs qui ne tiennent pas compte de leur « engagement moral » vis-à-vis des organisateurs et oublient de les prévenir de leur désistement alors que tout a pourtant été mis en oeuvre pour les accueillir dans les meilleures conditions. Dommage !

Qu’il n’y eut, par contre, que 7,5% de pré-inscrits qui firent faux bond sur les 2 Cimes s’explique peut-être par le caractère plus local de la participation et par la météo. La course sur 16 km démarrait à 11 heures en même temps que celle sur 33 km et pendant environ une heure et demie il y eut quelques timides rayons de soleil, les anoraks s’enroulaient autour de la ceinture et tout le monde avait le sourire.

Par la suite, conformément aux prévisions, les averses commencèrent, elles se firent de plus en plus insistantes, et le vent, de plus en plus pénétrant. Bref, dimanche, vous courriez pratiquement au sec sur les 2 Cimes mais si vous mettiez trois heures et plus si affinités sur les 33 km des 4 Cimes, vous aviez toutes les chances de terminer cuits, rincés et essorés et de faire votre mantra de cette citation de Confucius : « La joie est en tout ; il faut savoir l’extraire ».

Victoires, sur les 33 km, de Vincent Castermans en 2 h 01 min 26 sec et de Catherine Pierron en 2 h 29 min 41 sec.

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Athens Marathon. The Authentic, ce 11/11 : Une « success story » grecque

Un seul marathon au monde dispose, selon ses organisateurs, d’un statut particulier dans l’histoire du sport mondial et ce n’est pas le Marathon de New York, ni celui de Londres, ou de Berlin, ou de Tokyo, mais bien le « Athens Marathon. The Authentic ».

Les organisateurs s’en expliquent. Les coureurs retournent – et ce sera à nouveau le cas ce dimanche 11 novembre 2018 – sur les traces de ce qui est à l’origine même de la discipline du marathon, à savoir la course légendaire du soldat et messager grec qui est supposé avoir couru de la ville de Marathon sur la côte nord-est de l’Attique jusqu’à Athènes pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses dans l’un des épisodes des Guerres médiques au Ve siècle avant notre ère. Selon la légende, après qu’il fut arrivé à destination, le malheureux messager, Phidippidès, s’écroula et mourut.

Cette histoire dramatique servit d’inspiration à la naissance de l’épreuve du marathon moderne lors des premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne qui eurent lieu à Athènes en 1896. Ce premier marathon eut une influence décisive sur la popularité de la course à pied et du sport comme phénomène social : l’on estime aujourd’hui à plusieurs millions le nombre de coureurs et coureuses à pied qui participent chaque année à plus de mille marathons de par le monde.

Le Marathon d’Athènes suit le parcours historique qu’emprunta Phidippidès de Marathon à Athènes. Il se déroule sur la distance officielle de 42 km 195 m et il se termine dans le Stade panathénaïque, le stade antique d’Athènes, qui fut précisément rénové pour les premiers J.O. de l’ère moderne, en 1896. Le Athens Marathon respecte les critères d’organisation les plus élevés pour un événement de ce type.

Pour la première fois dans l’histoire du Marathon d’Athènes, le peloton atteindra le nombre de 18.750 coureurs, dont 15.000 étrangers. Il affiche « complet » : les inscriptions ont été clôturées deux mois avant la date du marathon.

Pour cette 36e édition du « Athens Marathon. The Authentic », les organisateurs ont appelé les coureurs à porter des écharpes vertes le long de la route qui a été touchée par des incendies de forêt meurtriers dans la ville de Mati pendant l’été en guise de soutien aux efforts de reboisement.

La Grèce elle-même a certes encore du chemin à parcourir avant de se remettre complètement sur pied, mais si le Marathon d’Athènes peut servir de témoignage de sa résilience, il ne fait aucun doute qu’elle y parviendra.

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New York City Marathon : Une cheffe d’Etat européenne marathonienne

Les Services secrets américains ont la tâche de protéger non seulement le président des Etats-Unis mais aussi les dignitaires étrangers lorsqu’ils se déplacent sur le territoire américain, par exemple en courant les 42 km 195 m du New York City Marathon dans un peloton de plus de 50.000 coureurs soutenus par des dizaines, des centaines de milliers de spectateurs.

Quand la présidente de la République d’Estonie, Madame Kersti Kaljulaid, confirma son intention de courir le New York City Marathon 2018 pendant sa visite aux Etats-Unis, les agents spéciaux Mason Brayman et Bill Uher furent chargés de l’accompagner.

Ayant accompli quatre semi-marathons cette année, Madame Kaljulaid s’était bien préparée au New York City Marathon qui s’est déroulé dimanche et qu’elle termina en 4 h 02 m 40 s.

Les deux agents des Services secrets, par contre, ignoraient qu’ils le courraient jusqu’à quatre jours avant le jour de la course.

Ils étaient toutefois bien préparés à leur mission. En effet, ils courent régulièrement – on s’en serait douté, courir un marathon en quatre heures n’est pas à la portée de n’importe quel joggeur ! Brayman avait déjà fini 56 marathons, Uher, 28. Ils n’avaient toutefois pas l’habitude de les courir en portant leur arme de fonction et du léger matériel de communication et de protection comme ils le firent à New York quand ils étaient chargés de protéger la présidente de l’Estonie.

Brayman s’entraînait déjà en vue du Marathon de Philadelphie qui aura lieu le 18 novembre 2018 et il avait de toute manière prévu une séance d’entraînement le jour du New York City Marathon. Uher, de son côté, se réjouit de l’occasion de courir un marathon aussi prestigieux.

Madame Kaljulaid est née le 30 décembre 1969 à Tartu, alors que l’Estonie faisait encore partie de l’Union soviétique. Elle a 48 ans et est diplômée de l’Université de Tartu. Elle est présidente de la République d’Estonie depuis 2016. Qu’un chef d’Etat européen soit une marathonienne accomplie est de nature à rassurer ceux qui craignent que l’Europe ne soit décadente sur le potentiel d’introspection et de réflexion de certains de ses dirigeants.

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