RIWA for Run & Fun – Le Jogging du Buchet (09.05.2013)

Sans que le RIWA, le club d’athlétisme Rixensart-Wavre, ne fasse du grand battage publicitaire autour de sa course annuelle (pas d’affichettes décorant à répétitions les pare-brise, par exemple), 747 participants (contre 673 en 2012) avaient rejoint le Centre Jules Colette de la bien nommée Rue des Combattants à Bierges pour les 10 km 480 du 7ème Jogging du Buchet dont le parcours varié avait été dessiné par des joggeurs et dont l’organisation fut remarquable – grâce en soit rendue à tous les bénévoles!

Le « Col du Buchet », situé peu avant la mi-course, constituait le plat de résistance du jour : d’une longueur totale de 270 mètres à peine, il comportait, mesurés par les organisateurs du RIWA, des tronçons de 40 mètres à 20%, 80 mètres à 30% et 150 mètres à 15%. C’était de la belle grimpette, digne d’un Jeudi de l’Ascension ! Les « Anciens » se souviendront de la Côte du Belloy lorsque le RIWA organisait encore son jogging au départ de l’école communale de Bourgeois dans l’entité de Rixensart… (Marathonien de coeur et d’esprit y fait référence dans son épilogue – achetez le livre au prix de 12,50 € frais de port compris via ce lien.)

Pourtant, à quelque 90 mètres d’altitude, le « col » auquel le Jogging du Buchet doit son nom, n’en était pas le point culminant. Dans le 2ème kilomètre puis, à nouveau, entre le 8ème et le 9ème situés au même endroit mais au retour de la boucle, les concurrents atteignaient une altitude de 110 mètres !

Au départ, c’était tout schuss pendant un bon demi-kilomètre dans la Rue du Blanc Try et décollage assez sport avec un peloton jumbo (747) qui en jette avant de négocier un virage à droite en épingle à cheveu au bas de la descente et de remonter une même distance sur le Chemin des Tourterelles. Au sommet dudit chemin, l’on bifurquait à gauche dans le Chemin de la Justice (l’on imaginait à cet endroit un peu écarté qu’elle eût pu être expéditive…) via un petit tronçon pavé et asphalté qui se transformait en un chemin de terre à travers champ.

Après le km 2, l’on tournait à gauche dans un chemin en partie pavé, en partie en terre, prolongé par une rue pavée jusqu’au château d’eau et au point culminant de ce Jogging du Buchet, à une altitude de 112 mètres. Au km 3, l’on descendait une enfilade de rues asphaltées jusqu’au pied du Chemin du Buchet. Au sommet du « col » (km 5), l’on virait à droite dans le Vieux Chemin des Poètes, un chemin de terre dont les 700 mètres bucoliques s’agrémentaient de quelques pierres et ornières.

Via le Chemin de la Terrienne qui, comme son nom ne l’indique pas, est asphalté et n’a nullement l’aspect d’un chemin, l’on rejoignait par la suite le Chemin de Nivelles, chemin de terre abîmé par endroits, que l’on suivait en légère montée sur près de deux kilomètres à travers champs jusqu’au Chemin de Rosières déjà emprunté à l’aller. Cette fois, on parcourait ce dernier en sens inverse pour retrouver le Chemin de la Justice au 8ème kilomètre puis le Chemin des Tourterelles au km 9 et la dernière difficulté du jour, les 400 mètres de montée de la Rue de la Roche qui amenait les coureurs dans la Rue des Combattants d’où ils plongeaient dans le parc du Centre Jules Colette pour l’arrivée.

Les lauréats du jour au scratch furent Adrien Stouffs (35 min 46 s) et Anne Joly (42 min 37 s).

Pour beaucoup, cette manche du Challenge du Brabant Wallon constituait l’un des derniers galops d’entraînement avant les 20 Km de Bruxelles. Le « Col du Buchet » avec ses 15% de pente moyenne ne faisait-il pas figure de test de choix avant le kilomètre de faux plat à 4% de l’Avenue de Tervueren? Les deux épreuves n’ayant exceptionnellement pas lieu le même weekend cette année-ci (la Pentecôte tombant l’avant-dernier weekend de mai et non le dernier), les inscrits des 20 Km de Bruxelles auront l’occasion de peaufiner leur condition lors du Jogging de Céroux comptant lui aussi pour le Challenge du Brabant Wallon et organisé par Jean Aerts et le Comité des Fêtes de Céroux au profit de l’enfance défavorisée, le samedi 18 mai 2013 à 15 heures, sur 13 km 600 en pleine campagne et en forêt, au départ de la splendide Place Communale de Céroux. Une course sur 5 kilomètres sera proposée aux plus jeunes, aux débutants et aux moins gourmands.

Pour ceux dont la condition n’est pas encore suffisamment affutée, signalons le programme « RIWA for Fun » proposé par le club de Rixensart-Wavre pour une mise en forme par le plaisir de courir. Ce programme est ouvert à tous ceux qui entendent se bouger.

Tagué avec: , ,
Posté dans Accomplissement de soi

Rotary Shakespeare Marathon – Stratford-upon-Avon (28.04.2013)

Shakespeare in Love. Vous souvenez-vous de cette comédie romantique et dramatique réalisée en 1998 par John Madden ? Le film fut récompensé de sept Oscars dont ceux du meilleur film, de la meilleure actrice (Gwyneth Paltrow) et du meilleur second rôle féminin (Judi Dench, la « M » de James Bond, 80 ans l’an prochain, qui interpréta plusieurs rôles dans des pièces de Shakespeare au théâtre et se montra une inoubliable Queen Elizabeth dans le film). Si vous croyiez y avoir appris quelque chose sur la vie du plus grand poète et dramaturge de la littérature anglaise, détrompez-vous ! Le film est une pure fiction. C’était donc aux fins d’enquête que Marathonien de coeur et d’esprit s’était rendu dimanche sur les bords de l’Avon et dans la campagne du Warwickshire pour le Rotary Shakespeare Marathon.

Dans le film, William Shakespeare se laissait porter par son amour pour Viola de Lesseps, la fille d’un riche marchand, pour écrire Roméo et Juliette. Who ever loved that loved not at first sight ? (As You Like It, Acte 3, Scène 5) On le comprendrait à moins : Gwyneth Paltrow, qui vient d’être élue à 40 ans « plus belle femme du monde » par le magazine People, tient le rôle d’une Viola resplendissante d’ingénuité et de courage. En réalité, comme le relève Bill Bryson dans son Shakespeare – The Word as a Stage, Shakespeare, écrivain d’un talent inimaginable et d’une inventivité extraordinaire, a laissé un million de mots de texte mais peu de contexte (biographique).

Ce n’est sans doute pas un hasard si le Rotary Shakespeare Marathon eut lieu en cette fin de mois d’avril. William naquit en avril 1564. Personne n’en connaît le jour avec certitude. La date du 23 avril semble faire la quasi-unanimité, Shakespeare ayant été baptisé le 26 (à l’époque, cela se faisait dans les trois jours de la naissance) et étant décédé un 23 avril (le lien de cause à effet paraissant moins évident dans ce dernier cas). L’on ne sait pas non plus comment s’écrivait son nom car là où il apparaît il est rarement retranscrit deux fois de la même manière, ni lui-même ne semblait le savoir puisqu’il signait de plusieurs façons différentes (et jamais avec l’orthographe prévalant aujourd’hui). L’on ne saura sans doute jamais non plus avec certitude à quoi Shakespeare ressemblait : le seul portrait supposé de lui est d’auteur inconnu et d’authenticité invérifiable. Enfin, si deux compagnons de sa troupe d’acteurs ne s’étaient donné la peine de publier ses oeuvres plusieurs années après sa mort, Shakespeare ne jouirait pas de la notoriété qui est la sienne. Certains contestent même que Shakespeare soit l’auteur de ses oeuvres. Ces spéculations paraissent le produit d’imaginations débridées mais il reste vrai que les auteurs de l’époque n’hésitaient pas à emprunter des idées et même des pans entiers de texte à leurs confrères.

Une chose est avérée : Shakespeare vécut dans un monde en crise. A l’époque, l’Angleterre fit face aux épidémies, notamment de peste, et la mortalité infantile y était élevée. La population s’y élevait de 3 à 5 millions d’habitants, bien moins que trois cents ans auparavant. Le pays passa aussi du protestantisme au catholicisme puis retourna au protestantisme dans un intervalle historiquement bref, marqué par l’épisode de l’Invincible Armada (l’Espagne ayant projeté de renverser Elizabeth en vue de rétablir le catholicisme en Angleterre) et l’exécution d’une Reine. Les Anglais se targuent toutefois de ce que le nombre des victimes civiles de ces péripéties religieuses ne s’éleva chez eux qu’à quelques centaines de catholiques alors qu’elles se dénombraient par milliers de protestants lors des massacres de la Saint-Barthélémy en France. Qu’il fût éventuellement catholique expliquerait que l’on ait perdu toute trace de Shakespeare de 1585 à 1592. L’on ne plaisantait pas avec la justice au temps d’Elizabeth : l’on coupait les oreilles et le nez (le film y fait allusion), l’on tranchait, l’on éviscérait, l’on émasculait, l’on écartelait, tout cela à vif pour que le supplicié ne perde rien de sa propre agonie. To be, or not to be : that is the question. Whether it’s nobler in the mind to suffer the swings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles, and by opposing end them? (Hamlet, le monologue)

C’est ainsi en mode « pain is inevitable, suffering is optional » que nous embrayons sur l’Angleterre contemporaine et, plus particulièrement, sur le Rotary Shakespeare Marathon à Startford-upon-Avon.

Organisation

Ni le Marathon de Gloucester, ni le Marathon de Brighton n’ayant encore accepté d’inscriptions pour des raisons de quotas (ne parlons même pas du Marathon de Londres !), Marathonien de coeur et d’esprit s’inscrivit au Shakespeare Marathon dès qu’il en découvrit par hasard l’existence sur un site marathonien en Grande-Bretagne – Better three hours too soon than a minute too late ! (The Merry Wives of Windsor, Acte 2 Scène 2).

Le site du Shakespeare Marathon lui-même est d’un graphisme désuet mais il répond à la plupart des questions et permet de s’inscrire en ligne sans difficulté avec paiement sécurisé par carte de crédit (26 GBP pour les étrangers), jusqu’à ce qu’un quota de 3700 participants pour les deux épreuves confondues, semi-marathon et marathon, soit atteint. Le dossard et la puce électronique furent envoyés par le comité d’organisation bien à l’avance par la poste. Pas de marathon expo, ni de goodies, ni de T-shirt souvenir que l’on range et oublie aussitôt dans un placard. Faisant sien le dicton shakespearien « The overflow of good converts to bad » (The Life and Death of Richard the Second, Acte 5, Scene 3), le comité organisateur déclare ne dépenser que 40% des revenus à l’organisation de l’événement et consacrer le reste au soutien financier d’institutions charitables (dont le Shakespeare Hospice).

Le marathon se déroulait suivant les normes de la Fédération britannique d’athlétisme, avec prise de temps par puce électronique au départ et à l’arrivée, sans le moindre chronométrage intermédiaire. Les ravitaillements étaient au nombre de treize, uniquement en eau (bouteilles de 33 cl en plastique) – pas de boisson isotonique, ni d’aliments solides. Des toilettes étaient à la disposition des coureurs en quatorze endroits du parcours. Présents en grand nombre, des « marshals » guidaient les coureurs et canalisaient le trafic automobile. En Grande-Bretagne, pays civilisé, l’on n’évacue en principe pas ses trop-pleins n’importe où et coureurs et automobilistes se côtoient dans la discipline, sans coup de klaxon ni coup de gueule. Le parcours faisait d’ailleurs l’objet d’une signalisation routière incomparable avec des panneaux jaunes et noirs ressemblant à ceux utilisés pour la circulation routière. Une consigne pour déposer et récupérer ses affaires personnelles était située à l’arrivée.

Il faudrait être de mauvaise foi pour adresser le moindre reproche sérieux à l’organisation du Shakespeare Marathon. Sa prestation d’ensemble méritait un 15/20.

Parcours

Le parcours du Shakespeare Marathon consistait en une boucle à parcourir deux fois, la première en compagnie des semi-marathoniens, plus nombreux. L’on partait de Chapel Street, la rue principale, à hauteur de l’hôtel de ville et l’on effectuait une première petite boucle d’un mile avant de s’éloigner pour de bon. Les coureurs du marathon et du semi-marathon se séparaient peu avant le 12ème mile, les uns bifurquant à gauche pour s’élancer sur la seconde boucle en évitant le centre-ville, les autres à droite pour se diriger vers l’arrivée. La seconde boucle des marathoniens était rallongée de quatre miles à hauteur du 19ème pour compenser l’évitement du centre-ville au terme de la première. Sur environ deux miles de la première boucle et cinq miles de la seconde, le parcours suivait un chemin de terre stabilisé en pleine nature que parcourait sans doute autrefois une voie ferrée.

Le temps changea à plusieurs reprises au cours de la matinée mais resta sec : frais au départ, balayé par un vent qui exacerba encore l’impression de fraîcheur en rase campagne, ensoleillé et chaud à d’autres moments !

Bien que le parcours ne présente aucune difficulté majeure, il ne cesse d’onduler sur sa partie tarmac et la météo anglaise est imprévisible. La victoire échut à Simon Wurr (Thames Hare & Hounds) en 2 h 40 min 51 s chez les hommes et à Mel Evans (Huncote Harriers) en 3 h 07 min 04 s chez les femmes. L’on hésite à recommander le Shakespeare Marathon pour une première tentative sur la distance. C’est néanmoins une bonne manière de découvrir la belle campagne du Warwickshire et, à ce titre, le Shakespeare Marathon mérite une cote de 14/20.

Ambiance

Kate est une marathonienne âgée de 35 ans et originaire de Reading. Elle a formé le projet de courir cent marathons avant d’atteindre l’âge de 40 ans. Le Shakespeare Marathon 2013 était son septième. Il lui en reste 93. What is past is prologue (The Tempest, Acte 2, Scène 1). Elle confia à l’arrivée qu’elle avait apprécié les miles sur l’ancienne voie ferrée car l’absence d’encouragements de la part de spectateurs lui permettait de se concentrer sur ses propres pensées. Il conviendrait de lui recommander le Marathon de Chypre, voire le Marathon de Malte, où elle aurait tout loisir de dialoguer avec elle-même.

Contribuent à l’ambiance, lisiez-vous sur ce blog dans le compte-rendu de précédents marathons, le nombre des concurrents, celui des spectateurs, les animations le long du parcours.

Plus de deux mille semi-marathoniens et 749 marathoniens furent classés. Si vous courriez dans le « ventre mou » du peloton, vous n’étiez jamais seul pendant la première moitié du parcours et vous gardiez toujours d’autres concurrents en vue pendant la seconde moitié lorsque les marathoniens se retrouvèrent entre eux.

Le centre-ville regorgeait de monde au départ groupé du marathon et du semi-marathon et à la fin du premier mile. L’on ne se bousculait, par contre, plus à l’arrivée dans le parc récréatif au bord de l’Avon. Le long du parcours, les bénévoles étaient nombreux et restèrent attentifs après que le peloton se soit étiré et dispersé. Certains ne manquaient pas d’exprimer leur soutien, notamment lorsque les concurrents eux-mêmes les remerciaient de leur disponibilité. Quelques groupes de spectateurs sporadiques ne lésinaient pas sur les encouragements. Aucun ensemble musical ne s’était, par contre, mobilisé.

Un 13/20 pour l’ambiance donne un juste reflet du côté familial et propice à l’introspection du Shakespeare Marathon.

Accessibilité

Sous ce titre sont évalués les aspects logistiques et pécuniaires (déplacement, hôtels, coûts).

Le seul e-mail envoyé au Race Director ne reçut pas de réponse, sauf une réponse automatique « nous vous répondrons plus tard, entre-temps lisez la rubrique FAQ de notre site, vous y trouverez les réponses à la plupart de vos questions ». Pour l’hébergement, c’était « adressez-vous à l’office du tourisme » ou débrouillez-vous. The Arden Hotel est un bon choix : au bord de l’Avon, en face du théâtre et à quelques pas du centre-ville, l’hébergement y est confortable et le restaurant propose une cuisine recherchée et une sélection de vins au verre. Surtout, l’hôtel est situé à 100 m du départ et 200 m de l’arrivée ! Un Premier Inn se positionne en alternative plus économique à proximité du centre-ville. There’s a place and means for every man alive (All’s Well That Ends Well, Acte 4, Scène 3).

Des rendez-vous professionnels faisant l’objet du déplacement, Marathonien de coeur et d’esprit emprunta la route et la navette de l’Eurotunnel pour se rendre à Stratford-upon-Avon (comptez 500 km et de 6 à 7 heures de voyage, y compris la traversée, à condition que la M25, l’Orbital autour de Londres, ne se soit transformée en enfer (Hell is empty, and all the devils are here – The Tempest, Acte 1, Scène 2). La voiture est l’option la plus économique, surtout à plusieurs puisque le nombre de passagers n’influence pas le prix de la traversée. Elle présente, en outre, l’avantage de permettre d’emporter sprays, liquides et surplus de vêtements afin de se prémunir contre une météo capricieuse.

Sur le plan de l’accessibilité, le Shakespeare Marathon réalise un score de 14/20.

Destination

Londres, la sixième ville de France ? Un article publié sur le site de la BBC et citant des chiffres de trois à quatre cent mille avait fait état de ce que plus de Français vivraient à Londres qu’à Bordeaux, Nantes ou Strasbourg. La vérité se situerait entre 70.000 et 300.000. Personne ne sait exactement, ni l’Ambassade de France, ni le Ministère français des Affaires étrangères, ni le British Office for national statistics. Les Français sont nombreux en Grande-Bretagne, que ce soit dans l’industrie hôtelière (la Grande-Bretagne constituant à cet égard un point de passage obligé pour une maîtrise de l’anglais qui ouvre des perspectives d’expatriation plus lointaine) ou dans l’industrie des médias avec la gentrification éclair de l’East End londonien. Ces expatriés français déclarent avoir trouvé en Grande-Bretagne une société plus ouverte à la diversité ethnique et une économie plus dynamique. Gageons qu’une fiscalité moins confiscatoire au niveau des revenus du travail et une législation sociale plus flexible n’y soient pas étrangères…

Mais, Londres, également prisée par les oligarques russes et les magnats de partout, est chère et ne constitue manifestement pas la destination unique des travailleurs expatriés. Plusieurs (la plupart?) des employés de l’hôtel à Stratford-upon-Avon étaient originaires de France, d’Allemagne et d’ailleurs et, dans le tabac tout proche, la presse quotidienne et périodique était vendue par une jeune femme d’origine russe.

Pour ceux d’entre vous qui ont lu Marathonien de coeur et d’esprit, suivent cette chronique et savent que ces préoccupations n’y sont pas étrangères (sans jeu de mots), signalons que la Grande-Bretagne se classe 14ème à l’Index 2013 de liberté économique établi par la Heritage Foundation. Seuls trois pays de l’Union européenne l’y devancent : le Danemark, l’Irlande et l’Estonie. Le Danemark ayant déjà fait l’objet d’une analyse et de commentaires exhaustifs dans le chapitre de Marathonien de coeur et d’esprit (achetez le livre via ce lien) consacré au Marathon de Copenhague, ce serait donc vers l’Irlande et l’Estonie qu’il siérait de porter le regard pour un prochain marathon. All the world’s a stage, and all men and women merely players : they have their exits and their entrances ; and one man in his time plays many parts, his acts being seven ages. (As you like it, Acte 2, Scène 7)

Entre-temps, le Shakespeare Marathon comme destination pour un weekend sport et villégiature dans une charmante ville de 25.000 âmes au bord de l’Avon réalise un score de 14/20. Si vous y ajoutiez une soirée au théâtre en profitant de ce que la Royal Shakespeare Company jouxte l’Arden Hotel, nul doute que ce score exploserait.

Obtenant un score général de 70/100, le Rotary Shakespeare Marathon de Stratford-upon-Avon se voit décerner son certificat Marathonien de coeur et d’esprit avec la mention distinction.

 

Tagué avec: , ,
Posté dans Accomplissement de soi

Challenge du Brabant Wallon – 19ème Jogging de la Petite Gette à Jauche (20.04.2013)

La 19ème édition du Jogging de la Petite Gette, comptant pour le Challenge du Brabant Wallon, était organisée samedi au départ de l’Ecole communale de Jauche par l’Association des Parents et des Enseignants. Jauche est située à l’extrême est de la province du Brabant Wallon, sur la route de Jodoigne à Hannut.

Le parcours de 12 km 340 effectuait une petite boucle d’un kilomètre à proximité immédiate du départ, façon de dégrossir le peloton de 479 participants avant de l’envoyer, à travers le village, sur le RAVEL en direction de Jauche-la-Marne. A cette hauteur, l’on passait sous l’ancienne voie ferrée, l’on remontait par un chemin empierré et pavé, puis l’on repartait dans la direction opposée, à travers champs, jusqu’au domaine d’Hemptinne. Au-delà de ce dernier, l’on retrouvait le RAVEL que l’on délaissait après deux kilomètres pour parcourir la même distance en sens inverse sur un chemin de terre et les derniers hectomètres dans le village même avec l’ultime montée de la rue des Ecoles où se jugeait l’arrivée.

Soucieux de ne pas servir de coupe-vent à ses adversaires comme à Beauvechain la semaine précédente ni d’en découdre au sprint comme à Vieusart, Adrien Stouffs n’attendit pas l’ultime ligne droite pour faire la différence à Jauche. Au ravitaillement du 5ème kilomètre, il disposait déjà d’une avance confortable d’une centaine de mètres. Il resta toutefois « pied au plancher » jusqu’au km 10, après quoi il s’autorisa un « retour au calme » anticipé jusqu’à l’arrivée. Renaud Van Wetter termina deuxième à 1 min 26 s, Cédric Danniau troisième à 2 min 33 s.

Les victoires accumulées par le jeune étudiant louvaniste en marketing sur le Challenge du Brabant Wallon sont sympathiques à plusieurs égards. Athlète talentueux, en s’alignant sur le Challenge du Brabant Wallon, il se montre désintéressé car, si une friteuse, une plante d’intérieur ou un litron de bière viennent toujours à point, les prix en espèces en sont absents. De ce point de vue, il s’inscrit dans la lignée d’un autre grand lauréat du Challenge du Brabant Wallon, Bernard Simonet, « Monsieur 99 victoires ». En outre, tout en étant extraverti et en ayant son franc-parler, Adrien ne « se la joue pas » et boit sa chope comme tout le monde avec son fan club près l’arrivée. Enfin, il a surmonté un sérieux accroc de santé sous la forme d’une fracture de fatigue au tibia qui l’a tenu écarté du jogging pendant plusieurs mois à la fin de l’année dernière et au début de celle-ci.

C’est d’ailleurs alors qu’il s’appuyait sur des béquilles que la première rencontre avec l’auteur de ces lignes eut lieu à la soirée de remise des prix du Challenge du Brabant Wallon 2012. Malgré des douleurs à la jambe, Adrien s’était aligné avec toute la fougue de ses vingt ans au départ du semi-marathon de Cologne. A quelques kilomètres de l’arrivée, il ressentit la douleur fulgurante de la fracture mais il n’abandonna pas. Sans doute tout cela n’était-il pas raisonnable mais sans doute aussi est-ce la marque des champions…

Champion, Adrien se montra encore à la Riviera Classic Monaco Run sur 24 km de Vintimille (Ventimiglia) à Monaco, le 17 mars dernier. Il avait été invité personnellement par le Président de la Ligue monégasque d’athlétisme qui s’était ému de le voir affublé de béquilles à la runners expo de la course Marseille-Cassis à laquelle il était prévu qu’il participât s’il n’y avait eu son accident. A Monaco, seuls l’Ougandais Nathan Chebet (26 ans), le Marocain Tarik Marhnaoui (31), le Kényan Duncan Kipkurgat (25) et le Français Stéphane Bégaud (37) précédèrent notre compatriote et encore le Français, champion national de trail, attendit-il les derniers hectomètres pour jaillir de son sillage et le battre au sprint.

Adrien et son père, qui l’accompagnait à cette occasion, étaient pleins d’éloges à l’égard de la course monégasque et la recommandent vivement à tous ceux qui seraient désireux de s’échapper de la grisaille régnant sous nos latitudes au mois de mars. La Riviera Classic Monaco Run était ouverte à tout le monde, sans le moindre quota, elle avait attiré un millier de participants et était encadrée par 600 bénévoles. Le parcours le long du littoral méditerranéen était de toute beauté et, contrairement à ce que l’on pourrait craindre, l’hébergement (que les Stouffs réservèrent via une agence en ligne) n’y était pas hors prix, loin de là, à condition de s’y prendre tôt. Bref, Papa Stouffs et son fiston étaient ravis, et ce dernier plus encore d’avoir amélioré son « PB » sur la distance du semi-marathon en 1 h 13 min et quelques secondes malgré le passage de deux cols !

Et à ceux qui ne sauraient pas encore ce que signifie « PB » (ainsi d’ailleurs qu’à tous les autres), recommandons vivement de se rafraîchir la mémoire en relisant Marathonien de coeur et d’esprit (avis de lecteurs) ou de commander le livre sans tarder sur ce site via le lien suivant : commander !

Avant d’en terminer avec cette manche du Challenge du Brabant Wallon à Jauche et les affaires de famille, comment Marathonien de coeur et d’esprit omettrait-il de saluer avec émotion le podium féminin du jour : 1) Cynthia Huybrechts (30-39 ans) ; 2) Estelle Tirez (50-59 ans) ; 3) Isabelle Godefridi (20-29 ans), chacune victorieuse par la même occasion dans sa catégorie d’âge respective.

Le Challenge du Brabant Wallon ayant prié Marathonien de coeur et d’esprit de ne plus publier les classements des 20 premiers hommes et des 10 premières femmes, nos fidèles lecteurs se voient, à notre grand regret, invités à aller les chercher sur d’autres médias.

 

Tagué avec: , , ,
Posté dans Accomplissement de soi

Challenge du Brabant Wallon – Une championne en survol à Beauvechain (13.04.2013)

Le James de Louvain-la-Neuve, fluorescent sur le Challenge du Brabant Wallon à Beauvechain

Après avoir déjà bivouaqué cette saison à Nivelles, Lillois, Chaumont-Gistoux, Waterloo et Vieusart, le Challenge du Brabant Wallon s’était posé samedi sur la base militaire du 1er Wing de Beauvechain (Bevekom, pour les Flamands), commune aussi connue pour ses musiciens, peintres et sculpteurs et pour les parcours d’artistes et spectacles des Fêtes de la Saint-Martin en novembre.

Sous la présidence de Corentin Poffé (26 ans), le comité « Trophée Daniel Smet » avait invité les joggeurs à animer le village, à sensibiliser la population locale aux bienfaits du jogging (et de la marche!) et, surtout, à aider le Télévie au profit duquel le bénéfice de la manifestation était destiné. Corentin prit, il y a quelques années, la relève de son père au sein du comité d’organisation et s’était fixé comme objectif de le rajeunir. Merci, M. Poffé Jr, car les jeunes organisateurs ne sont pas légion sur la planète jogging et vos efforts n’en sont que plus louables ! Comme l’eût volontiers répété Pierre Corneille si quatre siècles ne nous séparaient, « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ».

Le cadre de la base militaire faisait du jogging de Beauvechain l’une des manches du Challenge du Brabant Wallon dont l’accueil était le plus convivial : parking généreux, vestiaires et douches chaudes, vaste salle pour l’avant et l’après course, petite restauration avec pistolets à la charcuterie ou au fromage et délicieuses tartes (dont la spécialité au coco connaît un succès jamais démenti).

En raison de travaux aux alentours de la base militaire, le parcours avait dû être modifié cette année et rallongé de 11 km 600 à « un peu plus de 12 km ». Après la boucle sur la piste d’athlétisme, l’on sortait de la base et bifurquait aussitôt à droite. Puis, l’on prenait à gauche dans la direction du village avoisinant que l’on traversait avant de prendre à travers champs jusqu’à une première portion boisée en montée. Le parcours se déclina suivant ce schéma, champêtre et boisé, assez vallonné. Il fut baigné par un timide soleil de printemps mais balayé par un vent contrariant, obligeant les joggeurs à se protéger derrière d’autres plus costauds et certains, même à l’avant du peloton, à revoir leur plan de bataille.

Le jogging de Beauvechain confirma le splendide engouement dont jouit le Challenge du Brabant Wallon malgré un hiver à rallonges et la concurrence de nombreuses épreuves de jogging en tous genres dans toute la région wallonne. De 501 joggeurs en 2012, la participation était passée à 700 en 2013 !

Alexandra Tondeur

Une participante mérite une mention tout à fait spéciale : Alexandra Tondeur. Championne d’Europe de duathlon (10 km à pied, 40 km à vélo, à nouveau 5 km à pied) dans la catégorie des moins de 23 ans en 2010 après s’être classée deuxième l’année précédente, huitième aux championnats du monde universitaires de triathlon en 2010 ainsi que, la même année, lauréate de la Coupe d’Europe seniors et championne de Belgique de triathlon (1500 m de natation, 40 km de vélo, 10 km de course à pied), cette jeune femme est aujourd’hui maître en éducation physique et assistante à l’UCL. Elle faisait sur le Challenge du Brabant Wallon, qu’elle avait remporté en 2006 alors qu’elle courait encore dans la catégorie 16-19 ans, une brève réapparition dans le cadre de sa préparation de triathlète. En effet, elle s’était entraînée le matin à la natation, avait par la suite enfourché son vélo pour se rendre de Bruxelles à Beauvechain où elle parcourut les « un peu plus de 12 km » en 47 min 24 s devançant sa plus proche concurrente de 50 s et elle s’apprêtait à rentrer chez elle à vélo dès après la remise des prix. Courage, championne, ton abnégation force l’admiration et, surtout, reviens de temps en temps illuminer le Challenge du Brabant Wallon de ta souriante et athlétique présence !

La prochaine manche du Challenge du Brabant Wallon aura lieu à Jauche, samedi prochain 20 avril 2013 à 15 heures, sur 12 km 340. Jauche se situe sur la Nationale 240 entre Jodoigne et Hannut. Le comité du Challenge du Brabant Wallon a annoncé l’ajout de courses sur courte distance (5 km) destinées notamment aux adeptes des programmes d’initiation au jogging du type « Je Cours pour Ma Forme » lors des joggings qui auront lieu à Hèze (Grez Doiceau, le 4 mai 2013) et à Céroux (le 18 mai 2013).

Retrouvez une évocation du Challenge du Brabant Wallon et des considérations sur le jogging et le marathon dans Marathonien de coeur et d’esprit (Editions Texquis, Bruxelles). Le livre peut être acheté au prix démocratique de 12,50 € y compris les frais d’envoi à l’adresse de votre choix via ce site en cliquant sur ce lien : commander.

Voici le classement des vingt premiers hommes et des dix premières femmes du Challenge Brabant Wallon à Beauvechain :

HOMMES

1. Stouffs, Adrien., 41:15
2. Van Wetter, Renaud., 41:20
3. Detiege, Filip., 41:42
4. Vanderbeck, Yves., 42:35
5. Danniau, Cedric., 43:51
6. Iwens, Alain., 44:03
7. Simonet, Bernard., 45:07
8. Montoisy, Adrien., 46:01
9. Darrazi, Younes., 46:18
10. Dohmen, Christophe., 46:23
11. Ghilain, Olivier., 46:25
12. Rottier, Quentin., 46:30
13. Lelievre, Thierry., 46:34
14. Dejardin, Philippe., 46:47
15. Gigot, Jacques., 46:54
16. Petit, Pascal., 46:55
17. Ratinckx, Christophe., 46:59
18. Jossen, Luc., 47:02
19. Broquet, Philippe., 47:07
20. Stockmans, Francois., 47:09

FEMMES

1. Tondeur, Alexandra., 47:24
2. Vanderzwalmen, Sabine., 48:14
3. Semlali, Zaina., 49:07
4. Joly, Anne., 50:36
5. Vancampenhout, Isabelle., 50:55
6. Haulait, Sandra., 51:15
7. Van Butsele, Christine., 52:14
8. Tirez, Estelle., 54:36
9. Huybrechts, Cynthia., 55:01
10. Vanderlinden, Julie., 55:04

Tagué avec: ,
Posté dans Accomplissement de soi

Challenge Delhalle chez les Macralles à Wibrin (06.04.2013)

Wibrin, ce sont Géna et Magonette, les Macralles et la Chouffe. Par quoi commençons-nous ? Ah ! c’était aussi (comment l’eussions-nous oublié?) la quatrième manche du Challenge Delhalle 2013 et – surprise, surprise – « les Chouffettes ».

Trois cent quarante-quatre mètres de dénivelé positif en pleine nature, au coeur de l’Ardenne ! La Baraque de Fraiture, vous situez ? Certes, elle a inspiré au dramaturge flamand Ivan Vrambout une pièce de théâtre, Baraque Frituur, qui immortalise les préjugés réciproques des Flamands et des Wallons. C’est aussi, à 652 m, l’un des points les plus élevés de notre « plat » pays dont le Signal de Botrange, à 694 mètres, est le point culminant, suivi par le Weisser Stein (691 m). Eh bien, dans les Foulées de Géna et Magonette (deux brigands dont le quartier général était sis à Wibrin et qui finirent guillotinés à Liège – chacun sait toute l’admiration que Liège porte à la culture française), c’est dans la direction de la Baraque de Fraiture que vous parcouriez sur des chemins dont certains étaient exceptionnellement ouverts au public, à travers des forêts, sur des plateaux, par des vallées, les dix premiers kilomètres de ladite quatrième manche du Challenge Delhalle 2013. C’est tout dire ou presque de cette somptueuse course au départ de Wibrin, entre La-Roche-en-Ardenne et Houffalize.

3° C dans la vallée des Fées : « le vent souffle sur les plaines, nous jetons un dernier regard sur les femmes et notre domaine. Les chefs ne nous ont pas encore donné à tous des gorgées d’hydromel, pour le courage, pour pas qu’il y ait de faille, pour rester grands et fiers quand nous serons dans la bataille, mais nous espérons tous être dignes de la tribu… » Avec 3° C dans la vallée, c’était sûr que la température serait négative trois cents mètres plus haut, sinon, comment eussions-nous donc couru quelques kilomètres dans la neige ? Des ravitaillements en eau (en bouteilles individuelles, bravo et merci !), boisson énergétique, oranges et pain d’épice étaient prévus au km 4,5 et 8,5 mais ce n’était qu’au km 12,5 que s’y ajoutait l’hydromel local, la Chouffe (originaire de Wibrin bien que désormais propriété de la Brasserie Duvel-Moorgat).

Si vous suivez toujours – pas facile sur un terrain un peu gras et tortueux comme cette épreuve du Challenge Delhalle, entre le sommet du dixième et le tréfonds du douzième kilomètre « où l’on voyait ses frères tomber l’un après l’autre et qu’au bout de la vallée l’on entendait le son d’une corne » –, vous situez à présent Géna et Magonette et la Chouffe dans le folklore de Wibrin ainsi que le rapport avec la course de samedi et vous aurez même peut-être reconnu quelques paroles, librement adaptées aux circonstances, de la Tribu de Dana de Manau. (Dans le cas contraire, relisez et appliquez-vous !)

Pourquoi la Tribu de Dana ? Ah ! Ici, cela devient réservé aux plus malins d’entre vous. (Pour les autres, c’est « merci, bonsoir. Vous pouvez dès à présent retourner vaquer à vos occupations habituelles ».)

A Wibrin, nous étions les hôtes de l’ASBL « Le Réveil des Macralles ». Nous étions à proximité du Val de Salm (« Vielsalm »), dont l’étymologie proviendrait de l’allemand « Salm » (saumon, ce qui expliquerait les armoiries de la ville) ou du celtique « salwa » (noir, brouillé, ce qui explique la suite). En effet, ces terres boisées, traversées par rivières et ruisseaux et parsemées de rochers, abritent les Neurès Bièsses, les Macralles, qui, le 20 juillet de chaque année, entourant leur chef, le Neûr Bo (le « bouc noir », le diable), célèbrent un sabbat dans la clairière des rochers du Tiennemesse. Elles ne s’étaient pas privées, samedi, de joncher le parcours de quelques sorts maléfiques sous formes d’embûches diverses.

Et, c’est sans doute pour s’assurer du réveil complet des Macralles qu’après qu’elles eussent, entre autres, entonné la Tribu de Dana (ah! voilà pourquoi!) de Manau, Delilah de Tom Jones et une interprétation très personnelle et intéressante de Help des Beatles et alors que le public réclamait « Une autre ! Une autre ! » avant de déclarer victoire (« On a gagné ! On a gagné ! »), « Les Chouffettes » se lancèrent dans Du hast de Rammstein :

Du
Du hast
Du hast mich
Du
Du hast
Du hast mich
Du
Du hast
Du hast mich
Du
Du hast
Du hast mich
Du
Du hast
Du hast mich
Du hast mich
Du hast mich gefragt
Du hast mich gefragt
Und ich hab nichts gesagt
Willst du bis der Tod euch scheide
Treu ihr sein für alle Tage
Ja
Nein
Ja
Nein

Ja, nein ? Pas sûr que vous vous y attendiez à celle-là! Génial, le Challenge Delhalle chez les Macralles ! On en redemande. On en eût même failli oublier de citer le vainqueur : Jérémy Demars, 56 min 55 s pour les 15,3 km (soit une moyenne de plus de 16km/h). Professeur d’éducation physique dans les écoles d’Attert, triathlète depuis deux ans et affilié au BATIFER Triathlon Saint-Hubert, il consacre une dizaine d’heures par semaine à l’entraînement, dont trois à la course à pied. C’est sa première victoire sur le Challenge Delhalle après une sixième place à Bousval. Le parcours boueux, vallonné, pas trop rapide, lui convenait et, lui aussi, n’avait que des éloges pour la qualité de l’organisation.

Et Marathonien de coeur et d’esprit, vous interrogez-vous? Samedi, il a sacrifié ses chances de faire au moins cinq places de mieux dans sa catégorie à guider le chef de la tribu Mystère et lui permettre de prendre le train à l’heure pour rejoindre cinq fées Mystères sur le mur au Marathon de Paris. Elles s’en sont apparemment acquittées plus aisément que le Gouvernement français ne se dépatouille lui-même de ses propres difficultés médiatico-politico-financières. Pour plus d’aventures, idées et conseils marathons (Paris, Rome, Berlin, Madrid, etc.) et joggings, commandez le livre Marathonien de coeur et d’esprit sur ce site en cliquant sur le lien – 12,50 € frais d’envoi compris à l’adresse de votre choix.

Tagué avec: ,
Posté dans Accomplissement de soi

Limassol Marathon, Chypre – Post-scriptum

Le printemps au Brabant Wallon, 29 mars 2013

Il est encourageant de recevoir des messages ou autres marques de soutien (le bouton « J’aime » sur Facebook n’est pas réservé aux manchots!) à la suite d’un article. Celui de ce blog sur le Limassol Marathon qui a eu lieu le 24 mars 2013 à Chypre a suscité quelques réactions donnant à penser que certains d’entre vous lisent plus attentivement que d’autres ces carnets de route, commencés il y a trois ans avec les premières lignes du livre Marathonien de coeur et d’esprit. Voici quelques-unes de ces réactions et, en guise de marque de gratitude, ce post-scriptum.

« As-tu sauvé Chypre ? »

Chypre n’a pas besoin d’être sauvée, elle se sauvera bien toute seule. Une étude de Noble Energy, la société énergétique indépendante fondée en 1932 par Lloyd Noble et faisant partie aujourd’hui de l’indice boursier S&P500, a indiqué qu’il serait possible de récupérer 5.000 à 8.000 milliards de pieds cube de gaz naturel au sud de Chypre. C’est ce qui expliquerait la récente présence conjointe à Moscou des ministres chypriotes des finances et de l’énergie. Il s’agirait de négocier avec la société énergétique russe Gazprom un accès à certaines réserves de gaz offshore en échange d’un nouveau prêt de la Russie. La Russie, inquiète de l’évolution de la situation en Syrie où elle dispose dans le port de Tartous de sa seule base dans la région, envisagerait aussi, selon le blog américain Zero Hedge, de stationner une flotte de cinq à six navires de guerre à Chypre, laquelle héberge déjà de nombreux citoyens russes. « Faudra-t-il encore attendre longtemps, s’interroge le blog Zero Hedge, avant de lire qu’en échange de nouveaux prêts non garantis, la Russie a gagné le droit d’établir une petite, minuscule base navale ou militaire à Chypre ? »

« La crise n’est pas le fait de l’UE mais de Chypre elle-même ! »

Le printemps à Limassol, 23 mars 2013

« Ayons égard aux faits », poursuit un éminent correspondant. Référons-en ici à un article publié dans l’International Herald Tribune du 27 mars 2013 (c’est à dire, relevons-le, après le compte-rendu du Limassol Marathon sur le blog Marathonien de coeur et d’esprit) : « La crise bancaire chypriote fermentait depuis longtemps. Les ingrédients en avaient été préparés dans une réunion qui s’était prolongée à Bruxelles jusqu’en pleine nuit, il y a 17 mois. A cette époque-là aussi, l’Union européenne peinait à contenir une crise de l’endettement. C’était de la Grèce qu’il s’agissait. Afin de justifier leur aide financière, les dirigeants européens et du Fonds monétaire international décidèrent que quelqu’un devait partager la douleur et s’accordèrent sur ce que les détenteurs d’obligations de l’Etat grec renonceraient à 50% de leur valeur faciale. Parmi ces détenteurs d’obligations de l’Etat grec figuraient les banques chypriotes. Cette nuit-là, en octobre 2011, les dirigeants européens et du FMI plantèrent une bombe à retardement qui soufflerait un trou béant dans le système bancaire chypriote. Que le ministre des Finances chypriote de l’époque assistât à cette réunion fatidique n’y changea rien. ‘Il était 3 heures du matin’, se souvient-il. ‘Je n’étais pas heureux. Que pouvions-nous faire ?’ La dépréciation des actifs grecs coûta finalement 4 milliards € aux banques chypriotes, ce qui est énorme pour un pays dont le PIB (produit intérieur brut) est de 18 milliards €, moins que le montant des ventes du fabricant de yogourt français Danone… »

C’est à cet égard que les Chypriotes rencontrés à Limassol concevaient un certain ressentiment vis-à-vis de l’Union européenne dont ils font partie depuis 2004 et des dirigeants de la zone euro qu’ils ont rejoint en 2008. Regrettant déjà que leur adhésion à l’UE n’ait pas permis de chasser l’occupant turc de leur territoire, ils ont l’impression d’avoir été lâchés par les hautes instances européennes et de payer une deuxième fois pour la crise grecque. Compte-tenu des enjeux géopolitiques, que représentent les 5 ou 10 milliards € requis pour le sauvetage de l’île pour le bloc des 27 pays de l’Union européenne dont le PIB est de 12.638 milliards (2011) ? D’où a germé chez certains l’idée d’un clean deal avec le grand frère orthodoxe dont la présence sur l’île serait, en outre, autrement plus dissuasive à l’égard de la Turquie que celle de deux bases d’une puissance, la Grande-Bretagne, associée à l’occupant turc au sein de l’OTAN, ou que l’appartenance à l’Union européenne qui, aux yeux des Chypriotes, n’a pas fait montre de beaucoup d’esprit de décision et de solidarité dans la crise à laquelle ils sont confrontés…

« Chypre recherche entrepreneurs. Ont-ils cherché à te garder en otage ? »

Image courtesy of FreeDigitalPhotos.net

La liberté économique réside dans le droit fondamental pour chaque individu de disposer de son propre travail et de ce qui lui appartient. Dans une société économiquement libre, un individu jouit du droit de produire, de consommer et d’investir comme il l’entend, tout à la fois sous la protection de l’Etat et en l’absence de contraintes de la part de ce dernier. Le gouvernement garantit la libre circulation du travail, des capitaux et des biens et s’abstient de toute coercition ou contrainte autre que celle visant à faire respecter cette liberté elle-même.

Si l’on s’en réfère à l’indice de liberté économique établi en 2013 par The Heritage Foundation, un think-tank (littéralement : réservoir à réflexion) américain, Chypre obtient un score de 69/100 et se classe au 41ème rang mondial sur 177 pays (8 pays – l’Afghanistan, l’Iraq, la Lybie, la Syrie, etc – n’y figurent pas). Depuis 2011, le score de Chypre a sensiblement baissé en raison de l’augmentation du déficit public à 6,5% du PIB, de l’absence de toute avancée dans la problématique de l’occupation turque et de la fragilité de son système bancaire.

Sur le plan du respect du droit de propriété (du moins pour les ressortissants de l’Union européenne) et de l’absence de corruption, Chypre se situe bien au-dessus de la moyenne mondiale. Il en va de même quant à la liberté de créer, de gérer et de fermer une entreprise, s’appuyant sur une législation du travail destinée à favoriser l’emploi et un accroissement de la productivité. La politique chypriote en matière de commerce et d’investissement s’aligne sur celle des états membres de l’Union européenne. The Heritage Foundation en conclut que Chypre présente une économie libérale et ouverte et un cadre juridique encourageant l’investissement direct et l’esprit d’entreprise. Ce jugement doit-il être mitigé à la lueur des récents événements? Il faut toutefois aussi intégrer le facteur gaz offshore et la dimension de l’économie chypriote : dans un monde d’une complexification exponentielle, il est plus facile de résoudre les problèmes d’une économie de 18 milliards € et de moins d’un million d’habitants que ceux de l’Espagne, de l’Italie ou de la France… voire de la Belgique ! Quoi qu’il en soit, Chypre paraît effectivement une destination plus propice à l’expatriation pour un Européen à la recherche de nouvelles perspectives que l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, classées respectivement 3ème et 4ème de l’indice de liberté économique, avec 82,6% et 81,4%.

« Références littéraires très littéraires, cryptiques »

Eût-il fallu un doctorat ès lettres pour faire le lien entre le Professeur Higgins, Eliza Doolittle et Freddy Eynsford Hill et la pièce de théâtre Pygmalion de George Bernard Shaw dont ils sont trois des principaux personnages? Dans cette comédie considérée comme l’une de ses oeuvres maîtresses, l’écrivain irlandais raconte l’histoire d’un professeur de phonétique (Higgins) qui fait le pari avec son collègue Pickering de désapprendre son accent cockney à une marchande de fleurs ambulante (Eliza) et de la faire passer comme une lady dans la société huppée. Quand sa mère traite l’exercice de frivolité, Higgins s’insurge :

HIGGINS. Playing ! The hardest job I ever tackled : make no mistake about that, mother. But you have no idea how frightfully interesting it is to take a human being and change her into a quite different human being by creating a new speech for her. It’s filling up the deepest gulf that separates class from class and soul from soul.

En cette époque de parler globish (« global English »), la diction n’y suffirait plus. Mais, serait-il insensé d’imaginer qu’une simple idée, travaillée avec toute la discipline et l’abnégation que met un coureur ou une coureuse de fond dans sa préparation d’une épreuve d’endurance et being at the right place the right time, puisse plus sûrement transformer le cours d’une existence que l’espérance fort hypothétique de gagner la cagnotte à la loterie de l’euro millions ?

Image courtesy of FreeDigitalPhotos.net

Cela suppose que l’on sorte de sa routine et de sa zone de confort. Comme l’affirmait Abbie Hoffman, l’activiste américain des années 1960 et 1970, « the only way to support a revolution is to make your own » ou Jim Morrison, le chanteur emblématique des Doors, « there can’t be any large-scale revolution until there’s a personal revolution, on an individual level. It’s got to happen inside first ». (Ce thème avait déjà été abordé dans l’épilogue du livre Marathonien de coeur et d’esprit. Commandez le livre en cliquant sur le lien.)

Voilà pour le décryptage. Cet article ne sera diffusé que sur le site Marathonien de coeur et d’esprit et via son réseau Facebook. S’il vous a intéressé, faites-le savoir (« J’aime »!) et diffusez-le. S’il suscite questions ou commentaires, utilisez l’onglet contact sur le site ou cliquez sur le lien pour écrire à son auteur.

Tagué avec:
Posté dans Connaissance de soi

Le Marathon de Limassol, marathon officiel de Chypre (24.03.2013)

C’est sur Chypre, où se déroulait dimanche le Marathon de Limassol, que serait née de l’écume de la mer, Aphrodite, déesse de l’Amour et de la Beauté, amenée par un vent d’ouest, le Zéphyr, au lieu-dit Petra tou Romiou, à proximité de Paphos. Cette dernière, troisième agglomération de l’île, dotée d’un aéroport international (notamment relié à celui de Charleroi), doit son nom à l’une des deux filles que, suivant la mythologie grecque, le sculpteur Pygmalion, jusque-là célibataire invétéré, eut de sa statue Galatée. Il l’avait ciselée à l’image qu’il se faisait de la femme idéale et en tomba follement amoureux, au point qu’Aphrodite, émue par tant de dévotion, donna vie à l’ivoire. De cette légende, l’écrivain irlandais George Bernard Shaw tira sa magistrale pièce de théâtre Pygmalion (1914), dont Georges Cukor s’inspira pour le film My Fair Lady (avec Audrey Hepburn et Rex Harrison, 1964) et dont la psychologie induisit son concept de prophétie auto-réalisatrice (connu sous le nom d’effet Pygmalion ou effet Rosenthal & Jacobson).

Quel homme n’a rêvé de façonner la compagne de sa vie à l’image qu’il se représentait de la femme idéale (et vice-versa) plutôt que de s’en remettre aux aléas de la sélection naturelle ou aux impératifs de la métaphysique de la sexualité (selon Arthur Schopenhauer) ? Ce weekend, les Chypriotes avaient des préoccupations plus pressantes à l’esprit. Chypre est en effet confrontée à une crise sans précédent aux effets potentiellement encore plus dévastateurs sur le plan économique que l’invasion par la Turquie en 1974. C’est que les kleptomanes qui n’ont de cesse de nous asservir ont fomenté de faire main basse sur l’épargne chypriote et toutes les banques ont été fermées il y a plus d’une semaine de crainte que les Chypriotes ne s’y ruent pour en retirer leur argent. Les retraits étant limités aux guichets automatisés des banques et ces derniers s’asséchant rapidement, le cash était roi et il se faisait rare le weekend du Marathon de Limassol. Même changer un billet de 50 € était devenu difficile car chacun gardait sa monnaie pour les petites transactions de la vie courante. Les commerces refusaient les cartes de banque et les entreprises, le crédit. Bref, l’économie était pratiquement à l’arrêt, ce qui était plus susceptible d’exacerber la crise que d’y remédier. Pourtant, les Chypriotes ne sont pas des feignants (la partie professionnelle de la visite se prolongea jusque tard dans la soirée du vendredi, se poursuivit le samedi et reprit le lundi, un jour férié sur l’île !).

Que ce soit pour commencer à 20 ans ou tout recommencer plus tard, où conviendrait-il aujourd’hui d’aller vivre et travailler ? Un marathon constitue une manière privilégiée de visiter une ville de fond en comble et de rencontrer des gens de tous les horizons, au propre comme au figuré, comme Marathonien de coeur et d’esprit le soulignait dans son chapitre consacré au Marathon de Copenhague. A Malte le mois dernier comme à l’occasion du Marathon de Limassol à Chypre, ce week-end, cela restait d’une brûlante actualité.

En manifestant leur volonté de prélever d’autorité un dividende arbitraire sur l’épargne privée comme l’eût fait un vil seigneur sur la récolte de ses sujets au Moyen Âge, nos suzerains des temps modernes ont ouvert la boîte de Pandore (pour rester dans la mythologie grecque). Gageons, en effet, qu’après Chypre, ce nouveau paradigme de gouvernance étatique s’appliquera à l’épargne d’autres pays européens fortement endettés (en termes de dette publique, d’engagements différés et de garanties bancaires). A titre de comparaison, la dette publique de Chypre ne s’élevait qu’à 71,8% du PIB (produit intérieur brut) en 2012 alors que celle de la Belgique frôlait les 100% et les dépenses de l’Etat se situaient à 45% du PIB à Chypre alors qu’elles excèdent les 50% du PIB en Belgique ! L’île bénéficie en outre d’un taux de chômage sensiblement inférieur à celui de la Belgique. La crise à laquelle Chypre est actuellement confrontée résulte de la faiblesse de son secteur bancaire à la suite de la dépréciation des obligations d’Etat et des autres prêts consentis à la Grèce, un pays avec lequel plus de deux mille ans d’histoire font que Chypre entretient des relations étroites. Que l’on ne s’y trompe pas : Chypre, dont le sous-sol regorge de gaz, ne manque pas de courtisans ! Ce ne sont certes pas les seules affinités religieuses qui poussèrent la Russie à proposer son aide financière. A entendre les interlocuteurs professionnels rencontrés sur place, nombreux seraient les Chypriotes qui eussent préféré conclure un deal clean avec le grand frère orthodoxe que subir le diktat des hautes instances de l’Union européenne. Disons-le tout net : Chypre constitue une destination de tout premier choix pour qui entend entreprendre et la crise présente peut-être une opportunité unique de s’y installer à meilleur compte pour qui aura le courage de la saisir. De nombreux jeunes venus d’horizons divers, marathoniens ou non, rencontrés sur place, ont fait ce choix et en paraissent ravis. Sous couvert du Marathon de Limassol, c’était en mission de prospection et de reconnaissance que Marathonien de coeur et d’esprit brava l’écume sur les terres de la déesse de l’Amour et de la Beauté, dans l’attente improbable qu’une Eliza Doolittle ou un Freddy Eynsford-Hill se présentât chez le Professeur Higgins pour ciseler un concept d’indépendance économique et auto-réaliser la prophétie de progrès social. 

A présent que le décor est planté, voici sur base des cinq critères qui avaient servi pour le Marathon de Malte du mois dernier, une évaluation du Marathon de Limassol :

Organisation

Le Marathon de Limassol se présente sur un site Internet de bonne facture comme le marathon officiel de Chypre, accrédité par l’AIMS (l’association internationale des marathons) et l’IAAF (la fédération internationale des fédérations d’athlétisme). Un jeune participant hongrois vivant à Chypre depuis 4 ans pour échapper à la morosité économique et climatique qui sévit dans son propre pays confirma chemin faisant que le Marathon de Limassol était plus important que le marathon qui s’était déroulé à Paphos quinze jours plus tôt et que le Marathon de Nicosie, la capitale désormais divisée de l’île.

L’on s’inscrivait au Marathon de Limassol via Internet jusqu’au 20 mars, quatre jours avant la date de l’épreuve, et l’on payait le droit d’inscription de 50 € par carte bancaire via une procédure sécurisée. Le dossard, dans lequel était intégré la puce électronique, et un T-shirt technique de marque sans manches commémorant l’événement se retiraient le vendredi et le samedi sous des tentes dressées sur l’aire de départ et d’arrivée, en front de mer, dans la zone de Molos. Les goodies se limitaient à une mini-pochette de 2 ml de gel anti-douleurs musculaires et une autre de 32 g de gel énergétique.

Les contacts par e-mail avec le comité d’organisation pour prendre conseil au sujet de l’hébergement reçurent réponse dans un délai raisonnable mais l’hôtel partenaire retenu offrait des prestations fort moyennes par rapport à celles que, aux dires des Chypriotes rencontrés dans le cadre professionnel, d’autres hôtels, pas nécessairement moins bien situés, eussent proposé à des prix équivalents. Le transport prévu par les organisateurs à partir des hôtels partenaires n’avait pas fait l’objet de la moindre publicité, aussi des participants moins vigilants que Marathonien de coeur et d’esprit (commander le livre!) empruntèrent les transports publics.

Il faisait beau et chaud à Limassol dimanche. Les organisateurs avaient prévu un ravitaillement en eau tous les deux kilomètres et demi, au moyen de petites bouteilles en plastique. Ici, pas de bidons d’eau de ville ni de bassines où les uns trempent les gobelets et les autres leur casquette… Seule remarque : à l’exception des Allemands et du Belge (y en avait-il un autre?) qui utilisaient les poubelles, les participants jetaient les bouteilles n’importe où, y compris dans les fossés en contre-bas de la route, là où personne n’ira les chercher dans les vingt prochaines années. Marathonien de coeur et d’esprit aime les courses vertes, écologiquement responsables. Les organisateurs devraient instiller une plus grande auto-discipline aux coureurs. Certains le font d’ailleurs déjà, déclassement à l’appui.

Le parcours était interdit aux voitures. Le balisage était sommaire et, quand les signaleurs étaient fatigués ou distraits et qu’il n’y avait plus un seul joggeur à l’horizon, il fallait demander son chemin. La distance parcourue n’était indiquée que tous les deux kilomètres et demi et il n’y eut aucune prise de temps intermédiaire, pas même à la mi-course, simplement indiquée sur un panneau en carton d’environ 30 x 20 cm. Une assistance médicale était présente le long du parcours et à l’arrivée.

Une consigne pour déposer et récupérer ses affaires personnelles était située à quelques dizaines de mètres de la ligne de départ et d’arrivée. Elle était assez encombrée le matin, tous les concurrents s’y présentant en même temps en raison de la proximité des heures de départ des différentes courses au programme. A l’arrivée des marathoniens, l’efficacité était au maximum. Ce sont, en vérité, les bénévoles en nombre sans doute plus élevé que les coureurs et d’une prévenance exemplaire, qui, du point de vue organisation, sauvèrent la mise.

La prestation d’ensemble du Marathon de Limassol pour l’organisation générale méritait un 12/20. L’on aurait pu s’attendre à mieux de la part d’un marathon accrédité par les instances internationales.

Parcours

Fidèle à son slogan « Run along the waves » (Courez le long des vagues), le Marathon de Limassol empruntait essentiellement la route bordant le littoral de l’agglomération de Limassol. L’on partait vers l’est, dans la direction de Larnaca et des ruines d’Amathus, et passait par Agios, Athanasios et Germasogia en suivant une route en ligne droite. Au km 12, à Agios Tihonas, l’on faisait demi-tour et reprenait la direction de Limassol-centre (km 25) que l’on traversait jusqu’au port marchand où l’on faisait une petite boucle (km 30) avant de repartir vers le centre ville et d’effectuer une ultime boucle d’environ 7 kilomètres avant d’atteindre l’arrivée.

Par un soleil radieux comme ce 24 mars 2013, il convenait d’utiliser une crème solaire d’un niveau de protection élevé car le parcours était exposé au soleil d’un bout à l’autre, sans la moindre zone ombragée. L’aspect scénique était mitigé par le fait que l’on ne courait pas en permanence avec vue sur la mer dès le moment où, dans le centre-ville, l’on était entouré de buildings. Les organisateurs devraient peut-être renoncer à leur option marketing flat & fast et faire passer les concurrents par la promenade longue d’une quinzaine de kilomètres qui se situe réellement en bord de mer car si, de par son dénivelé et sa surface, le parcours ne présentait pas de réelle difficulté, il n’était, pour d’autres raisons, pas rapide pour autant. Le vainqueur chypriote d’origine éthiopienne Ahmet Kazachoum couvrit la distance en 2 h 27 min 51 s. Chez les femmes, la Russe Irina Pankovskaia, sixième au classement général, s’imposa en 2 h 48 min 35 s, précédant une compatriote d’environ deux minutes et de deux places au scratch.

Pour toutes ces raisons, le Marathon de Limassol n’est pas recommandé pour une première tentative sur la distance. Comme il reste toutefois agréable de courir sous un ciel radieux le long de la grande bleue pendant qu’il neige chez soi, nous accorderons au parcours du Marathon de Limassol un 12/20.

Ambiance

Contribuent à l’ambiance, lisiez-vous sur ce blog dans le compte-rendu du Marathon de Malte, le nombre des concurrents, celui des spectateurs, les animations le long du parcours.

C’était sur ce plan que le bât blessait le plus à Limassol. Un marathonien se prétendant proche du comité d’organisation déclara avant le départ que nous serions 3.000. En additionnant les athlètes, les bénévoles et les familles qui flânaient au soleil sur la splendide promenade de Molos ?

179 coureurs terminèrent le marathon, 281 le semi-marathon et 368 le parcours de santé sur 10 km. Le départ du semi-marathon étant donné après celui du marathon, les marathoniens se faisaient rattraper, dépasser ou accompagner par les semi-marathoniens jusqu’au 10ème kilomètre. A cet endroit, les semi-marathoniens faisaient demi-tour alors que les marathoniens poursuivaient encore leur route pendant deux kilomètres avant de virer à 180°. Autant dire que passé le cap des 10 km et pour les 32 suivants, c’était chacun pour soi, sans le moindre coureur à l’horizon à certains endroits, dans l’indifférence quasi générale de la population locale apparemment peu informée de ce qu’un marathon avait lieu et en l’absence de toute animation musicale (à l’exception de baffles de grande puissance installés devant un hôtel) !

Le sea, sun & run ne suffit pas à créer l’ambiance. Avec mansuétude, nous accorderons un 9/20. Pour atteindre la moyenne, le Marathon de Limassol devra fournir des efforts considérables de publicité (déjà à Chypre même mais aussi dans la communauté internationale) et de communication. Un site Internet même bien fait ne répond pas, seul, à ces exigences.

Accessibilité

Nous reprenons sous ce vocable les aspects logistiques et pécuniaires (déplacement, hôtels, coûts).

Marathonien de coeur et d’esprit se rendit à Chypre en compagnie low cost via Rome où il avait de premiers rendez-vous professionnels. L’étape tombait bien car il y avait déjà un vol Rome-Paphos alors qu’aucun vol direct n’était encore disponible à partir de la Belgique. C’est le cas à partir de cette semaine, ce qui permit un retour direct de Paphos à Charleroi (environ 4 heures de vol). Coût total des trois vols : 86, 69 €. Il faut y ajouter le trajet Paphos-Limassol assez onéreux si vous arrivez dans la nuit, seul, à une heure à laquelle les transports publics ne roulent plus et avez un rendez-vous professionnel le lendemain matin dans la ville portuaire.

Les organisateurs reprenaient sur leur site trois hôtels avec lesquels des tarifs spéciaux avaient été négociés dont un « 4 étoiles » un peu démodé situé en bord de mer à une dizaine de kilomètres du départ qui proposait une formule half board à un prix avantageux (WiFi compris) et à partir duquel était prévu un transport en bus municipal pour aller au marathon et en revenir.

Le droit d’inscription au Marathon de Limassol était fixé à 50 €. Compte-tenu du niveau des prestations et de la participation, c’était relativement cher. Evidemment, comme les organisateurs affrétèrent tout un autobus de transport urbain pour conduire une poignée de coureurs au petit matin au départ de leurs courses, le montant du droit d’inscription pouvait en partie s’expliquer.

Quand il fait vraiment trop gris chez nous, emballez vos baskets, quelques shorts, T-shirts et paires de chaussettes dans un bagage-cabine et envolez-vous vers Chypre pour quelques aller-retour sur la promenade en bordure de mer au départ de Molos à Limassol. Profitez-en pour vous faire étape à Rome, visiter quelques-uns des trésors évoqués dans Marathonien de coeur et d’esprit dans son chapitre au sujet du marathon qui s’y déroule chaque année et goûter à sa délicieuse cuisine et aux vins locaux. Le dépaysement à ce prix vaut 13/20.

Destination

De par sa position géographique en-dessous de l’Anatolie (la partie asiatique de la Turquie) et en face de la Syrie, Chypre, qui compte aujourd’hui environ 1.150.000 d’habitants sur 9.251 km2, a été au fil de son histoire et reste l’objet de nombreuses influences et convoitises. L’hellénisation de l’île, qui est majoritairement de culture grecque, remonte au règne d’Alexandre-le-Grand et des Ptolémées d’Egypte. L’île est occupée au Nord par la Turquie et la couronne britannique y dispose encore de deux enclaves militaires autonomes.

C’est à Limassol, deuxième ville la plus importante du pays avec ses 228.000 habitants, que Richard Coeur de Lion débarqua le 1er juin 1191 et épousa Bérangère de Navarre l’année suivante dans un château qui constitue l’une des attractions touristiques de la ville et qui est entouré de petites rues pittoresques et d’une foule de restaurants. Une adresse mérite d’être vivement recommandée : Palio Varka, sur un coin en face du château. Le père du patron est pêcheur. Les mets que l’on vous sert sont d’une fraîcheur extraordinaire et le délicieux vin blanc que le patron vous propose au verre provient d’une production locale (Limassol est la capitale vinicole de l’île). Au sortir de la ville, se construit la Limassol Marina qui méritera une visite après que les villas l’entourant auront été achevées et pour autant que l’accès y soit, à ce moment-là, encore autorisé !

Sur le plan courir et ne pas mourir idiot, Limassol se distingue et arrache 2 points supplémentaires pour la gentillesse de la plupart des gens que vous y rencontrez (16/20).

Obtenant un score général de 62/100, le Marathon de Limassol se voit décerner son certificat Marathonien de coeur et d’esprit avec la mention satisfaction.

Posté dans Accomplissement de soi

Challenge du Brabant Wallon à Waterloo – Les 13.000 Yards (16.03.2013)

Que l’hiver est long ! D’Eindhoven à Maastricht, où Marathonien s’était rendu vendredi pour quelques rendez-vous professionnels (après avoir annulé un déplacement à Amsterdam mercredi en raison des chutes de neige abondantes de la veille) ainsi que sur Facebook et encore samedi au jogging du Challenge du Brabant Wallon à Waterloo, revenait de manière lancinante ce même refrain : que l’hiver est long ! Mais, bon sang, lisez ou relisez Marathonien de coeur et d’esprit (commandez le livre – 12,50 € frais d’envoi compris – en cliquant ici) et « échappez-vous de ces cages dont la porte reste ouverte » !

Il existe quelques destinations européennes souriantes où, alors qu’il fait gris et maussade par ici, l’on peut par là, à budget très réduit, faire le plein de soleil et de kilomètres, le temps d’un weekend, prolongé si possible d’un jour ou deux.

Des travaux autour du Centre Scolaire de Berlaymont avaient contraint les organisateurs de la quatrième manche du Challenge du Brabant Wallon à Waterloo d’amputer de mille yards les 13.000 prévus (qui en sont d’ailleurs normalement un peu plus). Bref, de 12 km 380 la distance avait été raccourcie à 11 km 440. L’on démarra dans la gadoue au pied du bâtiment principal du centre scolaire et l’on se pressa un peu dans le couloir le long du ring après la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

Il fallut attendre le troisième kilomètre et le large Chemin du Pachy pour que le peloton se décante et que chacun retrouve un rang plus conforme à ses capacités, les plus optimistes qui ont pour habitude de partir à l’avant du peloton et de terminer à l’arrière comme les plus prudents qui, de peur de démarrer trop vite, se laissent enfermer au départ… Chacun se reconnaîtra.

Sur le Chemin du Pachy, l’on prenait à gauche dans la Drève St. Corneille, devant l’ancien Château Royal dans le domaine d’Argenteuil, qu’une édition du jogging de Waterloo eut le privilège de parcourir avant le changement de propriétaire. En jolie descente suivie d’une forte remontée, cette drève menait les joggeurs au Fond des Ails aux senteurs de cuisine méditerranéenne mais au terrain bien de chez nous, agrémenté de tronçons boueux et de grandes flaques, tout le long jusqu’à ce que l’on arrivât dans la rue de La Ramée avant de contourner le vaste parking à l’arrière du domaine du Château de La Hulpe. Même la belle allée par laquelle l’on pénétrait dans le parc du château faisait « splitch splatch splotch» comme l’eût dit Dorothée si elle avait été des nôtres.

Le reste du parcours (Chemin Parmentier, Drève Joséphine, Drève de la Meute et retour sur la Drève St. Corneille) s’avéra moins hivernal, encore qu’à certains endroits, plus labourés au retour qu’au départ, il fallait choisir la bonne trajectoire sur le sentier le long du ring avant de remonter vers l’arrivée.

Sur les 640 inscrits, 633 franchirent la ligne d’arrivée, dont 156 femmes, soit près de 25% du peloton. Lors de la manche précédente du Challenge du Brabant Wallon, à Chaumont-Gistoux, l’on dénombra que 214 (25%) des 844 arrivants étaient des femmes, âgées pour la majorité (124 joggeuses) de 40 à 59 ans (qui plus est, à parité entre les 40-49 ans et les 50-59 ans) !

Une aimable correspondante diffusa sur Facebook l’extrait d’un article publié sur le site medicalorama.com sous le titre « Apprendre à se réconcilier avec son corps ». Son auteur relevait que dans une époque vouant un véritable culte à la beauté et à la jeunesse, nous serions nombreux – et surtout nombreuses – à ne pas être satisfaits de notre physique. Pourtant, ajoutait-il, ce qui fait le charme d’un individu, c’est tout ce qui le différencie des autres, et non sa conformité à un standard. Le moraliste La Rochefoucauld (1613-1680) écrivit dans ses Maximes que « nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d’essayer de paraître ce que nous ne sommes pas. »

Gageons que le oui à la différence et le non à la standardisation résultent d’une maturité intellectuelle et morale et, avec l’auteur de l’article en question et ces concurrentes âgées de 40 à 59 ans qui représentent 15% du peloton du Challenge du Brabant Wallon, faisons-nous le relais de ces conseils : « Cessez de rêver à un physique de mannequin. Arrêtez les régimes. Sachez reconnaître vos qualités et mettez-les en valeur. Entourez-vous de gens positifs et faites du sport, c’est excellent pour l’image de soi ! ».

Voici les premiers classés hommes et femmes du jogging des 13.000 Yards de Waterloo comptant pour le Challenge du Brabant Wallon 2013 :

HOMMES

1. Savard-gagnon, David., 38:37
2. Lauwers, Aurelien., 40:08
3. Van Wetter, Renaud., 41:52
4. Danniau, Cedric., 42:32
5. Levacq, Corentin., 42:34
6. Lahou, Julien., 42:44
7. Thonnart, Julien., 42:57
8. Costter, Julien., 43:29
9. Versmissen, Fabian., 43:39
10. Pirnay, James., 44:01
11. Fadoul, Taha., 44:13
12. Iwens, Alain., 44:27
13. Dejardin, Philippe., 44:29
14. Zeidler, Quentin., 44:33
15. De Romree, Ghislain., 44:39
16. Cavyn, Jean-Philippe., 44:51
17. Piraux, Olivier., 44:58
18. Lachanceeric, Eric., 45:06
19. Shehu, Nasser., 45:13
20. Tamigneaux, Cedric., 45:15

FEMMES

1. Rozenberg, Sandrine., 50:05
2. Vancampenhout, Isabelle., 50:26
3. Haulait, Sandra., 51:07
4. Huybrechts, Cynthia., 52:05
5. Duliere, Nathalie., 52:17
6. Van Butsele, Christine., 53:08
7. Blavoute, Nathalie., 54:01
8. Tirez, Estelle., 54:31
9. Steenhuyzen, Celine., 55:19
10. Vanderval, Martine., 55:24

Samedi prochain, 23 mars 2013, à 15 heures, le Challenge du Brabant Wallon fera étape à Vieusart pour le Jogging du Pisselet sur 11 km 750.

Tagué avec: ,
Posté dans Accomplissement de soi

Le Jogging du Ronvau – Challenge du Brabant Wallon (09.03.2013)

Le Jogging du Ronvau, 22ème ou 23ème édition selon la page que l’on visite sur le site du Jogging Club du Ronvau, et le Challenge du Brabant Wallon constituaient une nouvelle étape dans la préparation de Kyra-le-petit-chien-qui-va-courir-un-marathon. Jamais à court d’idées, Nathanaël Jacqmin, Rédacteur en Chef adjoint du journal L’Avenir et promoteur du site http://jogging.lavenir.net/ qui attire plusieurs milliers de visiteurs chaque jour, a formé le projet de faire participer son Jack Russel, une femelle âgée de 5 ans, au Marathon Nature de La Roche-en-Ardenne qui aura lieu le dimanche 9 juin 2013.

Nathanaël est un athlète au très long cours. Son palmarès hors norme comporte déjà la Diagonale des Fous sur l’Île de la Réunion, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc et, en septembre dernier, avec 600 autres privilégiés au coeur et aux muscles d’acier, le Tor des Géants, un trail endurance dans la Vallée d’Aoste sur 330 km à parcourir en 150 heures maximum. Empruntant l’Alta Via (« Haute Route ») 1 & 2, le « Tour des Géants » dessine de Courmayeur à Courmayeur une boucle avec 24.000 mètres de dénivelé positif, le passage de 25 cols à plus de 2.000 mètres et, pour panorama, les plus hauts sommets d’Europe (Mont-Blanc 4810 m, Grand-Paradis 4061 m, Mont-Rose 4634 m, Cervin 4478 m). Suivant les termes d’Alessandra Nicoletti, présidente de l’association sportive amateur « Valle d’Aosta Trailers », le Tor des Géants est un voyage à la découverte de soi-même, d’un paysage unique et des gens que l’on rencontre au long du parcours.

La découverte de soi-même, de paysages et de gens uniques, le journaliste de L’Avenir qui connaît ce dont il parle la poursuivra en août 2013, « les pieds sur terre, la tête dans les étoiles », au Grand Raid des Pyrénées sur 240 km avec 15.000 m de dénivelé positif. Entre-temps, il accompagnera Kyra-le-petit-chien-qui-va-courir-un-marathon dans sa préparation du Marathon Nature de La Roche-en-Ardenne. « Pas courant pour un chien », fait remarquer Kyra sur sa page Facebook, car Kyra est un chien à la page et plein d’humour.

Après le Trail des Chevreuils à Fallais sur 19 km le 24 février dernier et le Trail des Jonquilles à Montignies-sur-Roc sur 20 km le 3 mars, Kyra Le Jack (l’homonymie avec son maître n’aura échappé à personne) effectuait ses premiers pas sur le Challenge du Brabant Wallon lors du Jogging du Ronvau, dans les Ardennes brabançonnes. Le Jack a apprécié l’écrin de verdure (un peu arrosé au départ et à l’arrivée et plus gras qu’à l’habitude) : « Beaucoup de bois et de petits chemins, pas trop de bitume, belle ambiance. Je reviendrai sur le Challenge du Brabant wallon pour préparer mon marathon ! ».

Le Jack Russel est une race de terriers créée au XIXème siècle par un pasteur anglais, John (dit « Jack ») Russel, qui voulait un chien puissant pour chasser le renard et le blaireau au fond de leurs terriers. Mesurant de 25 à 30 cm et pesant environ 5 kilos, et quoiqu’il ait joué comme chien de compagnie aux côtés de Philippe Noiret et de Marlène Jobert dans le merveilleux film d’Yves Robert Alexandre le Bienheureux, le Jack Russel reste un chasseur dans l’âme, vif, curieux, têtu, énergique et puissant. Ce sont de gros chiens dans des corps compacts, des chiens qui ont besoin d’autant sinon plus d’exercice que de gros chiens et dont la mentalité va de pair. Un Jack Russel n’hésitera en effet pas à défier un congénère trois à quatre fois plus gros. Kyra le Jack sera suivi par son vétérinaire qu’il visitera cette semaine pour un examen approfondi. Il nous racontera assurément sur sa page Facebook si cela comportait une échographie et un test d’effort, de même qu’il nous tiendra au courant (encore!) du résultat de ses négociations avec une royale entreprise d’aliments pour chiens désireuse de le sponsoriser dans sa tentative marathonienne.

847 participants se présentèrent au départ du Jogging du Ronvau, chiffre record confirmant l’essor extraordinaire du jogging et le succès considérable du Challenge du Brabant Wallon. Chez les « humains trop humains », comme l’eût dit Nietzsche (Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister), Yves Vanderbeck, le régional de l’étape, profita de l’avantage du terrain pour s’imposer en 43 min 45 s sur les 12,2 km et Sabine Vanderzwalmen se classa première en 51 min 04 s chez les femmes – il faut se lever tôt pour la rattraper dans les descentes même quand elle n’est pas tractée par l’un de ses propres chiens. Kyra le Jack se classa 478ème en 1 h 9 min 15 s, en s’arrêtant à quelques reprises en cours de route pour souffler, se rassasier et, bien sûr, flairer l’un ou l’autre terrier.

Samedi prochain 16 mars à 15 heures, le Challenge du Brabant Wallon fera étape à Waterloo pour les « 13.000 Yards », 12 km 380 « Sport et Solidarité » dans la Forêt de Soignes et le parc du Château Solvay au départ du Centre Scolaire du Berlaymont, Drève d’Argenteuil à Waterloo.

D’ici là, retrouvez l’esprit libre de Nietzsche et quelques conseils pratiques et autres considérations sur le marathon dans Marathonien de coeur et d’esprit. Que Max Roberti, speaker attitré, lecteur averti et marathonien confirmé, soit ici vivement remercié pour le beau coup de pub qu’il a fait au livre et à son auteur à la remise des prix du Jogging du Ronvau. Le livre peut être acheté au prix démocratique de 12,50 € y compris les frais d’envoi à l’adresse de votre choix via ce site en cliquant sur le lien commander.

 

Tagué avec: , , ,
Posté dans Dépassement de soi

Le Cross de Bousval – Challenge Delhalle (03.03.2013)

Les habitués du Challenge Delhalle se firent quelque peu décoiffer au Cross de Bousval qui avait attiré 725 participants dimanche après-midi. En effet, le vainqueur, Mats Lunders, survola cette deuxième manche à plus de 18 km/h, couvrant les 14 km 250 (et probablement plus, comme on vous l’explique par la suite) en 47 min 47 s (3 min 18 s de moyenne au km). Ce vainqueur inattendu, qui avait toutefois remporté la Descente de la Lesse en 2010, à l’âge de 19 ans, au Challenge Delhalle, est le champion de Belgique 2011 et 2012 sur 5000 m. Originaire de Lierre, âgé de 22 ans et entraîné par Véronique Collard, cet athlète d’1 m 86 et 64 kg vaut 13 min 37 s 48/100 sur 5000 m et 28 min 35 s 71/100 sur 10.000 m. Avec ces temps, il décrocha deux sélections pour les championnats d’Europe en 2012 à Helsinki, où il était le plus jeune concurrent sur les deux distances. Le deuxième classé du Cross de Bousval (et déjà deuxième de cette Descente de la Lesse 2010), Abdeljebber Sihammane, termina à plus de deux minutes !

Etait-ce la conséquence de l’arrivée d’un nouveau régisseur, toujours est-il que le Cross de Bousval s’était fait un peu plus trail avec l’inauguration d’un nouveau tronçon plus nature, terre et pierres qui menait à la Chapelle du Try-au-Chêne. Du coup, plus personne, pas même le nouveau régisseur, ne pouvait affirmer avec certitude quelle était la distance du parcours, sauf qu’elle était supérieure à celle de l’an dernier… Ne doutons pas que d’ici l’an prochain, un membre éminent du comité d’organisation ne calcule la distance exacte à la roue d’arpenteur afin de clore les supputations. Ceci dit, le nouveau parcours emporta l’unanimité, même la souriante Louise Deldicque s’en étant accommodée pour s’imposer chez les femmes en 57 min 11 s (temps réel, soit une moyenne supérieure à 15 km/h) et prendre sa revanche sur sa rivale victorieuse dans la première manche du Challenge Delhalle 2013 à Erpent.

Le Cross de Bousval fut malheureusement émaillé d’un incident dont les conséquences auraient pu être dramatiques et qui opposa un automobiliste imprudent et belliqueux à un groupe de joggeurs venus à la rescousse d’un des leurs, victime d’une agression de la part de l’emporté. Qu’il y ait ou non eu provocation d’un côté ou de l’autre, les joggeurs sont toujours perdants dans ce type de situation. Outre que, sauf erreur, ils restent tenus de se conformer aux règles de la circulation, ils sont bien avisés de garder présent à l’esprit qu’ils sont extrêmement vulnérables face aux usagers motorisés, en particulier ceux dont le véhicule constitue l’appendice le plus proéminent de leur personnalité. Enfin, ne serait-il pas infiniment regrettable que la survenance de tels incidents n’incite finalement les pouvoirs publics, toujours mus des meilleures intentions lorsqu’il s’agit d’édicter un règlement dans un domaine dont ils n’ont qu’une connaissance sommaire, à imposer plus de contraintes encore aux organisateurs de joggings, ou ne découragent ces derniers de continuer et de s’exposer à des risques qu’ils ne maîtrisent plus ?

A cet égard, si vous vous étiez étonnés de ce que le pourtour du champ au km 11 ait été balisé d’un ruban rouge et blanc, sachez que le passage du peloton sur ledit champ en 2012 avait coûté 200 € d’indemnisation aux organisateurs du Cross de Bousval…

Puisse le 22ème Jogging du Ronvau comptant pour le Challenge du Brabant Wallon, samedi prochain 9 mars 2013 à 15 heures à Chaumont-Gistoux, permettre à chacun de retrouver la sérénité sur ses 12 km 200, « dans un écrin de verdure aux coeur des Ardennes brabançonnes ». Retrouvez-y Marathonien de coeur et d’esprit, ravi de vous y dédicacer le livre que vous pouvez d’ores et déjà commander via ce lien: commander.

 

Tagué avec: , , ,
Posté dans Accomplissement de soi