A 50 ans, qualifiée pour les tests olympiques US sur marathon

Ce n’est que dans les ultimes hectomètres du Marathon international de Californie qui s’est déroulé le mois dernier, quand son mari lui cria « You’re going to do it! » que Molly Friel réalisa qu’elle franchirait la ligne d’arrivée sous la limite de 2 h 45 min qualificative pour les tests US sur marathon en vue des J.O. de 2020.

Molly Friel termina en 2:43:57, bien en-deçà de la limite de 2:45:00, en courant à une allure uniforme et en ne ralentissant que de 9 sec sur la seconde moitié du parcours. Et pourtant ! Des douleurs aux ischio-jambiers l’avaient obligée à réduire ses séances d’entraînement et elle est âgée de… 50 ans, pas vraiment le prime age pour une marathonienne de haut niveau, toutes choses qui ne jouaient pas en sa faveur.

Elle n’est pas la première quinquagénaire à se qualifier pour les tests olympiques américains sur marathon. En 1984, Soeur Marion Irvine avait réussi cet exploit à l’âge de… 54 ans ! Il est vrai qu’à l’époque (il y donc 34 ans…) la norme qualificative était beaucoup plus lente qu’aujourd’hui. De six minutes… Hum !

« Elle a du cran, vous savez ! », a déclaré le coach de Molly Friel. Son entraînement est basé sur l’accumulation de kilomètres. Elle court entre 145 et 160 km par semaine. Toutes les trois à quatre semaines, elle s’accorde un répit et réduit la charge d’un tiers. Sa plus longue sortie fut de 24 miles (38,5 km).

Elle dit ne pas se sentir vieille, mais appartenir à la vieille école : « J’ai horreur de m’étirer. Je me retrouve à pratiquer les exercices de gymnastique des années 80, toucher les orteils, tourner à gauche, tourner à droite. » Pas d’entraînement croisé non plus : « La dernière fois que j’ai fait du VTT, j’ai souffert de courbatures pendant toute une semaine ! »

« Pas de schémas d’entraînement gravés dans le marbre ! », dit le coach. Quand ses ischio-jambiers la gênaient, il lui donnait une journée facile. « Faire preuve de souplesse par rapport au programme établi allonge votre espérance de vie en tant que coureur. »

Sa nutrition n’est pas un modèle du genre. De son aveu, elle mange beaucoup de « m… » (« crap » en anglais pour les puristes). « J’aime la malbouffe. J’aime les bonbons. J’aime les cookies. » Quand son mari n’est pas à la maison, elle se contente de céréales comme dîner.

A l’entraînement, elle a bien sûr des compagnons humains mais elle apprécie aussi beaucoup de se faire accompagner par ses chiens, manière de joindre l’utile à l’agréable. L’un de ses chiens peut courir 22 km sans s’arrêter, un autre 8 km, le troisième préfère rester à la maison. La meilleure façon d’accomplir un marathon est d’aimer la routine de courir. Pour Molly Friel, c’est avec ses chiens.

D’ailleurs, elle prend le temps d’aimer la vie. Pas de course folle, pas de stress du quotidien, pas de « rat race » ! Molly Friel travaille 20 heures par semaine en tant qu’assistante juridique et ne se lève habituellement pas à l’aube pour aller s’entraîner. Sa nervosité monte à l’approche d’une course. Elle avoue s’être souvent réveillée la veille d’une course en se demandant : « Pourquoi est-ce que tu te fais ça à nouveau ? »

Sa joie est dans la préparation, tous ces kilomètres parcourus à l’entraînement. « J’aime le processus plus que le résultat ! », dit-elle. « Molly est l’une de mes athlètes les moins compliquées, affirme son coach. Elle sait comment prendre soin d’elle-même. J’indique la direction et elle la suit à son train. »

(D’après Runner’s World.)

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Little Rock Marathon 2018 : sans doute la médaille de finisseur la plus extravagante

Little Rock est la capitale de l’État de l’Arkansas, aux États-Unis. Traversée par la rivière Arkansas, un affluent du Mississippi, et le bayou Fourche (Fourche Creek), elle est, avec une population de 193 000 habitants, la plus grande ville de l’Etat. Son agglomération comprenant les villes de North Little Rock, Sherwood et Jacksonville compte plus de 700 000 habitants.

Son marathon est réputé pour les dimensions épiques de ses médailles de finisseur. La 16e édition du Little Rock Marathon, qui aura lieu le dimanche 4 mars 2018, ne manquera pas à la tradition. Jugez-en et prévoyez la place nécessaire dans votre bagage de cabine si vous envisagez de faire l’aller-retour sur un weekend : la médaille mesurera 21,6 cm de haut et pèsera 1,4 kg !

Fidèle au thème médiéval de la course, la médaille comporte un dragon scintillant aux yeux d’émeraude qui garde un château avec un gobelet d’or enserré dans sa queue. Un décapsuleur de bouteille est intégré.

Le départ du marathon sera donné à 7 heures du matin et les participants disposeront de 8 heures pour le terminer. Le parcours est-il difficile ? Les organisateurs répondent avec humour qu’il est jonché de bosses et ajoutent aussitôt « mais la vie elle-même n’est-elle pas jonchée de bosses ? ».

Les marcheurs sont les bienvenus. En complément de programme, il y aura un semi-marathon le dimanche (départ à 7 heures du matin) et des courses sur 5 et 10 km ainsi que pour enfants le samedi.

Si vous êtes intéressé, prenez-vous y à temps : le Little Rock Marathon serait habituellement « sold out ». Pour plus de renseignements, suivez ce lien vers l’« Arkansas Race for Every Pace ». (Photos : Little Rock Marathon.)

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Gabriele Grunewald jongle entre compétition de haut niveau et lutte contre le cancer

En juin dernier, aux championnats américains d’athlétisme en plein air, les concurrentes du tour préliminaire du 1500 mètres féminin se regroupèrent à l’arrivée autour de l’une des leurs, Gabriele Grunewald.

Gabriele, qui avait été diagnostiquée avec son quatrième cancer en mars, termina la course à laquelle, tout au long de la saison, elle avait persévéré à obtenir le droit de prendre part.

« Tout à ce sujet fait mal. Tout à ce sujet me réchauffe le coeur. Je n’ai jamais su qu’un cœur brisé pouvait être si entier, confia-t-elle sur Twitter au lendemain de cette course. Le cancer m’a ralenti, mais je ne l’ai pas laissé m’arrêter. La piste, j’y retournerai. Le soutien après la course, la prière, l’accolade de groupe, cela a été un moment incroyable mettant en exergue la fraternité parmi les concurrentes. Nous nous poussons dans chaque course, mais nous nous soucions aussi beaucoup l’une de l’autre. Je suis submergé par le soutien de ces femmes et de tout le monde dans le stade hier soir. Je vous remercie. »

Le reste de son été se concentrerait sur la chimiothérapie et, finalement, l’immunothérapie contre un carcinome adénoïde kystique (tumeur épithéliale maligne).

Gabriele Grunewald avait été diagnostiquée pour la première fois en 2009, alors qu’elle était une vedette de la NCAA à l’Université du Minnesota. La dernière récidive de la maladie est survenue sept mois après l’élimination d’une grosse tumeur au foie. De petites tumeurs sont réapparues à son foie, qui n’a pas répondu à la chimiothérapie et ne s’est pas stabilisé, cet automne, lors d’un essai clinique d’immunothérapie.

Pourtant, Gabriele Grunewald, 31 ans, ne renonce pas. Elle prévoit de participer en 2018 à des compétitions sur piste en salle. Alors qu’elle continue à partager ouvertement son histoire, les coureurs expriment partout de l’admiration pour son attitude et sa persévérance.

« L’espoir est primordial, a déclaré l’ahtlète. Cet espoir pour ma santé et pour mon avenir est quelque chose que je dois affronter tous les jours. J’en suis au point où j’ai subi des traitements qui n’ont pas bien fonctionné et ça me décourage. Pour que je résiste, je dois croire que quelque chose va marcher pour moi. »

(D’après Runner’s World.)

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Julia Hawkins s’est mise à la course à pied à l’âge de 100 ans

Julia Hawkins est âgée de 101 ans. Elle s’est mise à pratiquer la course à pied sur le tard, il y a un an, à l’âge de 100 ans, mais cela ne l’a pas empêchée  de s’adjuger un record du monde. Sa vaillance lui a valu le surnom de « Hurricane ». Originaire de Baton Rouge, en Louisiane (E.-U.), elle a épaté la galerie par sa vitesse et son cran sur la piste.

Aux Jeux Olympiques nationaux seniors à Birmingham, en Alabama, en juin dernier, elle a couru les 100 yards en 39 sec 62/100, un chrono reconnu, pour la première fois, comme un record du monde dans son groupe d’âge. Un mois plus tard, lors des Championnats outdoors d’athlétisme des États-Unis, dans sa ville natale, elle a prouvé que son chrono n’avait pas été un coup de chance : elle courut en 40 sec 12/100.

«Je savais que je pouvais courir, confie Julia Hawkins, parce que je suis toujours dans la cour de ma maison, et quand le téléphone sonne, je cours à l’intérieur ». Voici ses secrets de top athlète.

S’assurer d’un bon système de soutien

Julia Hawkins se montre reconnaissante vis-à-vis de ses quatre enfants (âgés de 64 à 71 ans) pour le soutien moral qu’ils lui apportent sans relâche. Mais, elle compte également sur une assistance au sol. « J’ai toujours besoin de quelqu’un pour m’attraper à la fin des courses parce que je suis à bout de souffle et épuisée », dit-elle.

S’en tenir à des attentes réalistes

« À cet âge, vous ne vous sentez pas de mieux en mieux dans ce que vous faites », dit Julia Hawkins. « Au contraire, chaque jour, vous êtes un peu plus mauvais. » Elle ne s’entraîne pas beaucoup pour ses courses. « Je ne veux pas m’épuiser à courir des 100 yards à l’entraînement parce je me rends compte qu’il ne m’en reste plus qu’une certaine quantité en moi ». Mais, elle s’occupe et passe beaucoup de temps à entretenir le jardin qu’elle et son défunt mari ont construit en 1949. « Je cours un peu chaque jour, pas longtemps, juste de quoi m’assurer que tout continue de bien fonctionner ».

Ne pas trop s’étirer

L’échauffement de Julia Hawkins avant ses courses consiste à simplement se tenir debout et à gigoter un peu. « Peu importe le mal que je me ferais, je l’ai déjà. Du coup, j’estime que je n’ai plus besoin d’étirements ».

Trouver un talisman

Peu de temps avant sa course à Birmingham, Julia Hawkins a ouvert un biscuit de fortune qui lui a prophétisé : « Vous allez faire un énorme progrès dans votre vie ». Elle s’est dit : « Je vais participer à cette course. Si jamais je gagne ou je fais bien, c’est peut-être de ça dont il est question. » Ce bout de papier lui a gonflé le moral. Elle l’a gardé et le garde dans sa poche pour que la chance continue de lui sourire.

(D’après Runner’s World) (Voir une interview de Julia Hawkins sur YouTube)

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La grande course de (Shalane) Flanagan

Le 5 novembre dernier, Shalane Flanagan remporta le New York City Marathon féminin en 2:26:53. C’était la première fois qu’elle s’imposait dans un grand marathon et qu’une Américaine remportait le NYC Marathon depuis 40 ans et la victoire de Miki Gorman en 1977.

Pleurs. Soulagement. Allégresse. Cris de joie. Shalane Flanagan fut submergée par les émotions après qu’elle eut franchi victorieusement la ligne d’arrivée et elle ne put retenir ses larmes pendant l’interview de presse qui s’ensuivit.

« J’ai rêvé d’un tel moment depuis que j’étais une petite fille, raconta-t-elle entre les larmes. Cela signifie beaucoup pour moi et pour ma famille. Puisse ma victoire inspirer la génération suivante et l’inciter à se montrer patiente. Cela m’a pris sept ans et cela a représenté un travail énorme. »

Flanagan courut son premier marathon à New York en 2010 et termina 2e derrière ce monument des courses sur route qu’est Edna Kiplagat (laquelle termina quatrième cette année à New York). Depuis lors, Flanagan, qui s’adjugea le marathon des épreuves qualificatives américaines pour les J.O. de 2012, en fit sa mission de remporter un World Marathon Major.

Sa victoire à New York nécessita la volonté de surmonter de multiples contretemps. Flanagan, dont les parents étaient deux coureurs américains de premier rang sur longue distance, grandit dans le Massachusetts et visait une victoire dans le Marathon de Boston.

En avril de cette année, une blessure au dos l’obligea à renoncer au Marathon de Boston et à prendre un long break, pour la première fois dans sa carrière d’athlète. Elle se rend compte, à présent, que ce repos lui fut salvateur. « Il y a sept mois, j’avais le coeur brisé de ne pas pouvoir courir le Marathon de Boston, confia-t-elle. Je me suis toutefois persuadée que ce n’était que partie remise et qu’au bout de la route une récompense viendrait effacer la déception. »

Quand elle reprit l’entraînement, son coach Jerry Schumacher et elle-même s’aperçurent que ses jambes avaient retrouvé toute leur vivacité et que l’athlète avait recouvré tout son enthousiasme de courir. Ils s’empressèrent de tirer parti de cette fraîcheur de corps et d’esprit et très tôt augmentèrent son kilométrage d’entraînement jusqu’à plus de 200 km par semaine, plus qu’elle n’en avait jamais fait auparavant, afin de renforcer ses jambes pour mieux aborder les derniers kilomètres de course.

Cette approche s’avéra judicieuse à New York. A environ 5 km de l’arrivée du Marathon 2017, Shalane Flanagan se détacha de la Kényane Mary Keitany, la lauréate en titre, trois fois victorieuse à New York, recordwomen du monde de marathon féminin (« women-only »), proclamée « Marathonienne de l’année 2017 » lors du dernier gala de l’AIMS à Athènes. Flanagan précéda la championne kényane d’une minute et une seconde à l’arrivée.

Shalane Flanagan (1 m 65 et 48 kg) est aujourd’hui âgée de 36 ans. Elle fut quatre fois sélectionnée pour les Jeux Olympiques (médaille d’argent sur 10 000 m en 2008). Son record personnel sur marathon est de 2:21:14, un chrono qu’elle réussit le 28 septembre 2014 à Berlin.

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La victoire de Shalane Flanagan au Marathon de New York 2017, devant la recordwoman du monde de marathon (« women-only ») et Marathonienne de l’année 2017, constitue une nouvelle indication de la résurgence du marathon occidental, « caucasien » dirait un anthropologue. Le Belge Koen Naert a participé à ce regain en se classant à une superbe 8e place à New York en 2:13:21. Deux Kényans, Geoffrey Kamworor (2:10:53) et Wilson Kipsang (2:10:56), l’ancien recordman du monde qui avait abandonné à Berlin en septembre dernier, se disputèrent la victoire au sprint. L’Ethiopien Lelisa Desisa (2:11:32), qui avait participé à la tentative « Breaking2 » de courir un marathon sous les deux heures, compléta le podium du Marathon de New York.

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Le marathon féminin à l’honneur lors de l’élection des meilleurs marathoniens 2017

Les Kényans Mary Keitany et Eliud Kipchoge ont été élus meilleurs marathoniens de l’année par l’AIMS, l’Association internationale des marathons et courses sur longue distance, lors d’un gala qui eut lieu vendredi en marge du « Marathon d’Athènes – L’Authentique » organisé ce dimanche par la Fédération hellénique d’athlétisme sur le parcours original du marathon avec une participation record de 18 500 coureurs originaires d’une centaine de pays.

Eliud Kipchoge

C’était la troisième fois consécutive que Kipchoge obtenait ce prix de l’AIMS et c’est d’ailleurs lui qui, jusqu’à ce jour, a réalisé la meilleure performance chronométrique de l’année en s’imposant dans le marathon de Berlin en 2:03:32 à la fin du mois de septembre.

Kipchoge (33 ans) avait déjà démontré sa maîtrise du marathon plus tôt dans l’année en s’attaquant à la barrière des 2 heures dans le cadre non orthodoxe du circuit de Formule 1 de Monza en mai. Il y avait réussi un chrono de 2:00:25 mais ce dernier n’avait pas pu être homologué car le champion avait bénéficié de l’aide d’équipes de lièvres qui entraient et sortaient de la course et s’y relayaient à l’avant, le protégeant et l’entraînant dans leur sillage.

(Spiridon Louis enleva le premier marathon olympique de l’ère moderne lors des Jeux Olympiques de 1896 à Athènes, sur une distance d’environ 40 km entre la ville de Marathon et le stade panathénaïque à Athènes. Il franchit la ligne d’arrivée dans le stade antique après 2 h 58 min 50 s de course.)

Mary Keitany

Mary Keitany s’est distinguée cette année en battant le record du monde féminin « women only » avec un temps de 2:17:01 en avril au terme d’une extraordinaire chevauchée lors du Marathon de Londres.

Quant au record du monde féminin de marathon sur course « mixte » (2:15:25), record détenu par la Britannique Paula Radcliffe, la Kenyane a déclaré se concentrer sur l’amélioration du temps qu’elle avait réalisé à Londres : « Je me sens capable d’essayer de battre mon record personnel et de courir en-dessous de 2 h 17 min. Quant à courir en 2 h 15 min, je n’en sais rien », avoua-t-elle.

Dimanche dernier, Keitany finit deuxième du Marathon de New York en 2:27:54, à une minute de l’Américaine Shalane Flanagan. Keitany aura 36 ans le 17 janvier prochain.

Rosa Mota

Le « AIMS Lifetime Achievement Award » a été remis à la Portugaise Rosa Mota, championne du monde de marathon féminin en 1987 et championne olympique l’année suivante. Athènes constituait le lieu approprié pour rendre hommage aux mérites athlétiques de Rosa Mota puisqu’elle y avait remporté le premier de ses trois titres européens de marathon en 1982.

A la suite de ce premier titre européen, Mota se classa troisième du premier marathon olympique, derrière l’Américaine Joan Benoit et la Norvégienne Grete Waitz, à Los Angeles en 1984, remporta deux autres titres européens de marathon (Stuttgart, 1986 et Split, 1990), le titre mondial (Rome, 1987) et la médaille d’or olympique (Séoul, 1988) ainsi que nombre de marathons de tout premier plan (Rotterdam, Chicago – deux fois, Boston – trois fois, Tokyo, Osaka, Londres). Son record personnel sur le marathon est de 2:23:29. Elle fut la première athlète portugaise à remporter une médaille d’or féminine aux J.O.

Mota (âgée de 59 ans) a profité de la remise de cet « award » pour saluer la transformation qui s’est opérée de son vivant dans les attitudes envers les femmes pratiquant le sport.

Le Sanlam Cape Town Marathon a remporté le prix AIMS du marathon vert tandis que le Marathon de los Flores Medellin a reçu celui du marathon social. (Crédits photos : SEGAS-AMA pour la photo de la famille de Mary Keitany à Athènes et Dan Vernon/Global Sports pour celle d’Eliud Kipchoge franchissant la ligne d’arrivée du Marathon de Berlin 2017.)

 

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Ce dimanche, un Marathon de Francfort en forme olympique (29.10.2017)

Après avoir remporté une première fois le Marathon de Francfort en 2:04:57 en 2010, le Kényan Wilson Kipsang revint l’année suivante et franchit la ligne d’arrivée en 2:03:42, à 4 sec du record du monde de l’époque, record  qu’il finirait par inscrire à son palmarès deux ans plus tard, à Berlin.

Le Marathon de Francfort constitua déjà auparavant un tremplin pour d’autres champions. En 2008, Robert K. Cheruiyot vint à Francfort pour courir sa première course en dehors du Kenya. Il y battit le record du parcours avec un chrono de 2:07:21. Par la suite, il remporta le Marathon de Boston avec un record de la course de 2:05:52 en 2010.

Cette fois, ce sera une athlète féminine, Vivian Cheruiyot, dont on attendra qu’elle franchisse une nouvelle étape dans sa jeune carrière de marathonienne. Championne olympique du 5000 m à Rio, la Kényane pourrait fort bien faire tomber le record de l’épreuve féminine à Francfort.

En effet, avec Vivian Cheruiyot, c’est une superstar de l’athlétisme mondial qui s’alignera au départ du Marathon de Francfort, ce dimanche. La Kenyane de 34 ans, qui vit à Kaptagat avec son mari et son fils de 4 ans, Allan, avait été élue World Sportswoman of the Year en 2011 (Laureus Award) après avoir remporté les titres du 5000 m et du 10 000 m aux championnats du monde d’athlétisme de 2011 à Daegu, en Corée du Sud. Cette année-là, elle s’imposa aussi dans le championnat du monde de cross-country.

Ce sera la première fois (en 36 éditions!) qu’une championne olympique prendra part au Marathon de Francfort. Vivian Cheruiyot fit ses débuts sur marathon avec un chrono de 2:23:50 qui lui valut une quatrième place à Londres en avril dernier. Son objectif sera d’améliorer son record personnel. Mais, son intention est de passer à la mi-course en 70 min, ce qui lui permettrait de viser un temps final de 2 heures 20 et de s’attaquer au record de l’épreuve de 2:21:01 établi par l’Éthiopienne Meselech Melkamu il y a cinq ans.

La Frankfurter Messe n’a pas lésiné : un bonus de 30 000 euros est offert à l’athlète qui améliorera ce dimanche le record, féminin ou masculin, de l’épreuve. (Photo : Frankfurt Marathon – PhotoRun)

Le Marathon de Francfort figure dans le top 10 des marathons préférés de Marathonien de coeur et d’esprit qui lui attribua à la suite de l’édition précédente de 2016 une cote globale de 97/100. Relisez l’article en suivant le lien.

Voici la liste des élites de cette 36e édition du Marathon de Francfort, parmi lesquelles, côté masculin, un Belge, Abdelhadi El Hachimi :

Hommes

Getu Feleke ETH 2:04:50
Mark Korir KEN 2:05:49
Martin Kosgey KEN 2:07:22
Shure Kitata Tola ETH 2:07:28
Kelkile Gezahegn ETH 2:07:29
Henryk Szost POL 2:07:39
Arne Gabius GER 2:08:33
Mark Lokwanamoi KEN 2:08:39
Afewerk Mesfin ETH 2:09:49
Raymond Chemungor KEN 2:10:06
Jared Shegumo POL 2:10:34
Abdelhadi El Hachimi BEL 2:10:35
William Ngelel KEN 2:10:50
Artur Kozlowski POL 2:10:58

Femmes

Feyse Tadese ETH 2:20:27
Yebrgual Melese ETH 2:22:51
Merima Mohammed BRN 2:23:06
Guteni Shone ETH 2:23:32
Abebech Afework ETH 2:23:33
Vivian Cheruiyot KEN 2:23:50
Meskerem Assefa ETH 2:24:18
Fate Tola GER 2:25:14
Sara Hall USA 2:28:26
Katharina Heinig GER 2:28:34

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Pas le temps? Un mythe! Une mère de 4 kids s’impose dans le Marine Corps Marathon

Il n’y a que trois ans que Sarah Bishop (35 ans), maman de quatre enfants de 7, 5 et bientôt 4 ans pour les deux derniers, des jumelles, a commencé à courir de longues distances. Dimanche, elle a cassé la baraque au Marine Corps Marathon qui se disputait à Arlington, en Virginie.

Spécialiste du 800 mètres pendant ses études à l’Université d’Auburn, elle ne participait pas aux compétitions sur longues distances. Puis, elle abandonna la course à pied jusqu’en 2014. Quand elle reprit, elle se fixa comme but de courir un semi-marathon. Elle se découvrit assez rapidement du talent pour ça.

Les séances d’entraînement impliquèrent cependant d’aménager un horaire familial serré. Sarah Bishop court 130 km par semaine, entre 5 et 6 heures du matin, autour de chez elle à Fairfax, en Virginie. Après l’entraînement matinal, elle prépare ses enfants pour leur journée. C’est elle qui dépose les jumelles à la garderie vers 7 heures du matin, avant de se rendre au travail. Ayant servi dans l’armée de l’air en tant qu’ingénieur après ses études, Sarah Bishop est à présent directrice commerciale d’une entreprise de construction. Son emploi l’oblige à se déplacer fréquemment à Baltimore et dans le District de Columbia pour y rencontrer des clients. C’est son mari Brian, major dans l’armée de l’air et ingénieur, qui emmène les aînées à l’école sur le chemin du travail.

La famille se retrouve chaque jour vers 17 heures 30. Brian s’occupe des emplettes et de la cuisine. Sarah gère la blanchisserie et le nettoyage. Elle est le parent du matin, lui, celui du soir et de la mise au lit des filles. Dès qu’elles sont au lit, maman va se coucher aussi. Il n’est pas rare que les lumières s’éteignent à 20 heures 30 ou à 21 heures. En effet, Sarah Bishop doit se reposer avant de tout recommencer le lendemain. Même le week-end, elle s’élance à 6 heures du matin, avant que Brian ne fasse du vélo et que les filles ne pratiquent le soccer, la gymnastique et la natation. « C’est un énorme exercice de gestion du temps », avoue-t-elle. « C’est un effort d’équipe. »

Bien que dimanche elle ait amélioré son record personnel de plus de 2 min (2:45:07), Sarah Bishop a raté de 7 sec le temps limite qui lui eût permis de participer aux épreuves préliminaires américaines en vue du marathon olympique de 2020. « Je ne suis toutefois pas déçue d’avoir échoué de si peu », dit-elle. « A présent, je sais que je peux y arriver. » Elle se montra satisfaite d’avoir couru à un rythme régulier – elle passa à la mi-course en 1:22:29 – et envisage de s’aligner au départ du California International Marathon (CIM) en décembre à Sacramento. « Je n’ai jamais connu une athlète aussi déterminée », constate son entraîneur.

« Je me suis dit pendant des années que je n’avais pas le temps de courir, mais c’était le plus gros mensonge que je me suis raconté », dit-elle. « Prenez le temps pour ce qui est vraiment important pour vous. Si vous tenez vraiment à faire quelque chose, vous en trouverez le moyen. Je me suis adaptée et, à présent, je suis une personne plus heureuse et une meilleure mère. Quand je cours, je suis la meilleure version de moi-même. »

(D’après Runner’s World – Photo : Marine Corps Marathon)

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Challenge de jogging du Brabant Wallon 2017 : Tout, tout et tous pour Kabiratou

Arrivée en Belgique en avril de l’an dernier, Kabiratou Nassam Alassani s’est fait connaître et apprécier de toute la communauté athlétique, sur route et sur piste, par ses belles performances (dont une 4e place en 2016 et une 2e en 2017 aux 20 Km de Bruxelles). Hier à Wavre, elle était, toujours gracieuse et souriante, la vedette de la soirée de clôture du 33e Challenge de jogging du Brabant Wallon dont elle remporta huit courses cette année, ce qui lui valut de s’imposer au classement général féminin tant du maillot jaune (le scratch indiciel) devant Virginie Vandroogenbroeck et An Renckens que du maillot vert (la régularité aux points) devant Virginie Vandroogenbroeck et Laure Ellens. (Chez les hommes, c’est Adrien Montoisy qui, lui aussi auteur de 8 victoires sur le challenge 2017, trusta les maillots jaune et vert, à chaque fois devant Arnaud Descampe et Guillaume Demeulemeester.)

Charmante, posée, courageuse comme à son habitude, Kabiratou tint à s’adresser à tous après la remise des prix pour exprimer sa gratitude à l’égard des organisateurs et de la « grande famille » du challenge pour les émotions partagées tout au long de la saison et pour la sympathie que toutes et tous lui ont témoignée. Sauf « miracle », ce billet risque d’être un billet d’adieu de la part de l’athlète béninoise car, présente dans notre pays pour accompagner une personne malade récemment décédée, Kabiratou a reçu une injonction de quitter le territoire dans le mois.

Diplômée au Bénin en administration et gestion, Kabi se serait bien vu compléter ses études en Belgique et il lui a été proposé un emploi lui permettant de subvenir à ses besoins. Elle serait aussi prête à adopter la nationalité belge et à porter les couleurs belges dans les compétitions internationales d’athlétisme. Si l’on considère que, avec une population belge dont la moyenne d’âge ne cesse d’augmenter, l’empathie d’une âme forte et bienveillante telle que la sienne trouverait mille occasions de s’exercer, il n’en reste pas moins que la réalisation des projets et rêves de la jeune Béninoise de 30 ans qui se sent bien chez nous dépend de l’obtention d’un permis de séjour.

Plusieurs ont prêté leur soutien à la jeune athlète qui porte désormais les couleurs du CABW de Nivelles, une pétition circulait dans le hall Manifagri où se déroulait hier la cérémonie de clôture et André Flahaut, Ministre d’Etat et Ministre du budget, de la fonction publique et de la simplification administrative de la Fédération Wallonie-Bruxelles, conseiller communal à Nivelles, présent lors de la cérémonie à Wavre, s’est ému de la situation de Kabiratou : puisse cette convergence de bonnes volontés provoquer le « miracle » espéré et faire que la présence athlétique et généreuse de la jeune Béninoise continue d’illuminer nos challenges et nos stades et d’embellir l’existence de ceux de nos contemporains aux prises avec le désarroi de la maladie et de la fin de vie.

507 joggeurs et joggeuses ont couru le minimum de 9 courses sur les 19 qui étaient inscrites au programme du Challenge de jogging du Brabant Wallon 2017. 22 challengers les coururent toutes. Les plus nombreux d’entre les finishers appartenaient à la catégorie d’âge des 50-59 (133 hommes et 52 femmes). 21 hommes de plus de 70 ans et 20 femmes de plus de 60 ans furent aussi classés. Avec deux femmes classées dans la catégorie d’âge 15-19 et 12 dans celle des 20-29 ainsi que respectivement 3 et 10 du côté masculin, ne faudrait-il pas s’inquiéter de ce qu’une saine pratique sportive régulière ne se range manifestement pas parmi les priorités de la génération du tout virtuel ?

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Brussels Marathon : Des primes, émoi, émoi, émoi

Au Brussels Marathon, dimanche dernier, ce furent les primes qui causèrent l’émoi, pas l’actualité sportive. Rendez-vous compte : côté hommes, 1000 € pour le vainqueur, 500 € pour le 2e et 300 € pour le 3e ; par contre, côté femmes, 300 € pour la lauréate, 150 € et 75 € pour les deux suivantes. C’est un « scaandaaale », eût dit Georges Marchais s’il fût encore parmi nous ! Et, certains, qui n’ont sans doute jamais couru un marathon ni le moindre jogging, n’ont pas hésité à utiliser ce mot et à se répandre en comparaisons à la <vous avez le choix de la rime>, parfaitement déplacées pour le title sponsor, une banque bien connue de la place comme chacun sait. (Photos : Brussels Marathon)

Ce fut l’occasion d’apprendre que, parmi la pléthore de ministres dont ce pays surréaliste est affublé, il y a une secrétaire d’Etat bruxelloise à l’égalité des chances. Dans un communiqué véhément posté sur son site Internet et joyeusement repris en coeur par la presse, la secrétaire d’Etat s’indigna de ce que Christelle Lemaire, la lauréate féminine du Brussels Marathon, qui « a pourtant couru la même distance », devait se contenter de 300 € alors que « son alter ego (sic!) masculin (le Kényan Stephen Kiplagat) pouvait repartir chez lui avec 1000 € ».

« On constate ce genre de différences dans une multitude d’autres sports », fulminait la secrétaire d’Etat. « Ce n’est pas normal que, par exemple, certains footballeurs de haut niveau gagnent en une demi-journée autant que ce que gagnent des joueuses de top niveau sur toute une année ! » Ah ! là, quel beau combat que le vôtre, chère Madame, et ne doutons pas que dans les plus hautes sphères footballistiques, que fréquentait naguère votre porte-parole, les dirigeants du sport le plus populaire de la terre tremblent à vous entendre.

Le sport est par excellence le domaine de l’égalité ex ante. (Tout le monde a le droit de participer. L’on se retrouve à égalité sur la ligne de départ, pas à l’arrivée ; le score est de 0-0 avant que le match ne commence, plus rarement quand il s’achève.) La secrétaire d’Etat bruxelloise à l’égalité des chances est manifestement partisane d’une égalité ex post. Si l’on poussait son raisonnement « a couru la même distance » ad absurdum, il eût fallu octroyer des primes au peloton entier, voire des primes plus élevées à ceux qui, quel que soit leur sexe, mirent quatre heures et plus pour « pourtant courir la même distance » puisque ces braves accomplirent des heures supplémentaires.

Un savant journaliste alla jusqu’à fustiger le fait qu’une fois déduits des 75 € de sa prime les 70 € de son inscription, il ne restait à la troisième qu’un « bénéfice » (re-sic!) de 5 € pour avoir couru tout un marathon… Ben oui et à tous les autres il ne restait rien du tout. Dans la conception utilitariste de ce comptable du sport, sans doute faudrait-il considérer que la masse de celles et de ceux qui n’ont pas touché le moindre centime ont perdu leur « investissement ». Curieuse notion du sport amateur !

Mais, direz-vous, dans les grands marathons… Oui, justement, dans les « grands » marathons ! A Berlin (43.852 inscrits cette année contre 1708 à Bruxelles), c’était l’égalité parfaite entre hommes et femmes : 40.000 €, 20.000 €, 15.000 €, 12.000 €, 10.000 €, 7.500 €, 5.000 €, 4.000 €, 3.000 €, 2.000 € aux dix premiers et les mêmes montants aux dix premières, plus des bonus de 30.000 € pour le premier coureur s’il finissait en moins de 2:04:00 et de 15.000 € pour le premier ou le second s’il terminait en moins de 2:05:00, les mêmes montants de bonus pour la première femme sous les 2:19:00 et la première ou la seconde sous les 2:20:30, et le jackpot de 50.000 € pour le record du monde (masculin ou féminin).

A Berlin, cette année, Eliud Kipchoge s’est imposé en 2:03:32, devançant l’Ethiopien Guye Adola de 14 sec (2:03:46). Côté féminin, Gladys Cherono a passé la ligne d’arrivée en 2:20:23, l’Ethiopienne Ruti Aga terminant deuxième à 18 sec (2:20:41). Faites les comptes ! A Bruxelles, Stephen Kiplagat a couru en 2:11:44, un temps remarquable compte-tenu du dénivelé, Christelle Lemaire en 3:10:42. A Berlin, la lauréate est arrivée un bon quart d’heure après le vainqueur ; à Bruxelles, il y avait, à une minute près, un écart d’une heure entre le vainqueur et la première femme. C’est ce qu’ont essayé d’expliquer les organisateurs du Brussels Marathon en parlant de deux courses, l’une avec des professionnels, l’autre uniquement avec des amateurs.

Voici un dernier petit détail qui n’est pas insignifiant : essayez de trouver une photo des podiums du Marathon de Berlin sur laquelle les athlètes affichent leurs énooormes chèques ! Doutons que vous n’en trouviez. Si le Brussels Marathon a péché, c’est par manque de jugeote et de pudeur, en un mot : d’élégance. Y avait-il matière à récriminations publiques, virulentes, de la part d’une secrétaire d’Etat à l’égalité des chances et de la presse ?

Se sentant concernée, la secrétaire d’Etat eût été mieux avisée de convoquer les organisateurs et de leur faire part de ses griefs en aparté plutôt que de jeter l’opprobre sur eux. Quant aux journalistes qui profitèrent de la circonstance pour poser en preux défenseurs de la gent féminine, qu’ils commencent par lui consacrer plus de place dans les pages sportives de leurs journaux !

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