Trail de la Vallée de l’Orneau à Bossière (27.10.2013)

Le nombre des pré-inscrits à la seconde édition du Trail de la Vallée de l’Orneau s’élevait à 522 et dépassait celui des participants de la première édition en 2012. Le succès était donc au rendez-vous fixé par le GaG, le Groupe athlétique de Gembloux. Ce club s’est formé dans la foulée de sessions « Je cours pour ma forme » et est désormais omniprésent sur les challenges régionaux hors piste, les débutants d’alors s’étant aguerris et se montrant bien décidés à vivre leur passion de manière collective. Pour les adhérents du GaG, la course à pied c’est bien plus qu’un sport, c’est un état d’esprit et une ouverture à l’autre.

Ils le démontrèrent à nouveau dimanche à l’occasion du Trail de la Vallée de l’Orneau en mettant sur pied une organisation sans faille au départ du stade de football de Bossière, en insistant sur le plaisir et la convivialité plutôt que sur la compétition et en appelant à courir pour soi, sa santé et celle des autres en solidarité avec l’ASBL « Offrez-moi la lune » et, en particulier, Marina, une jeune femme de 26 ans victime d’une maladie rare et grave, l’ataxie de Friedreich.

Les organisateurs du Trail de la Vallée de l’Orneau proposaient deux parcours, l’un de 48 km avec 950 mètres de dénivelé positif, l’autre de 22 km avec 350 mètres de dénivelé positif. C’était sur les 22 km que se retrouvèrent le plus grand nombre de joggeurs, qui pour faire une belle promenade du dimanche entre amis sans mystère, qui pour profiter de l’environnement bucolique et la faire en amoureux la main dans la main de bout en bout ou presque, qui pour préparer un trail de 80 km au Mont-Blanc l’été prochain, qui pour courir sans frémir parce ce qu’on a trente ans et qu’à trente ans il est bon de montrer que tout va bien…

Après avoir quitté Bossière, l’on pénétrait dans un premier bois. Au bout d’une descente assez technique, l’on rejoignait l’Orneau que l’on traversait dans le troisième kilomètre avant de s’attaquer à des portions de parcours « tout terrain ». La pluie fort heureusement absente en aurait sans doute transformé certaines en patinoires. Un dernier tronçon à travers tout menait au Château de Corroy (km 8), en vue duquel l’on bifurquait à droite en direction de Grand-Manil où se situait l’unique ravitaillement du parcours de 22 km. L’on y retrouvait l’Orneau avec lequel l’on jouerait à cache-cache pendant deux kilomètres avant de poursuivre, le long de rues villageoises, de chemins ruraux et de sentiers champêtres ou boisés que balayait un vent bien vigoureux, quant à lui, jusqu’à l’arrivée où l’on se présentait à un public en délire (du moins eût-on pu l’imaginer!) en descendant un escalier, façon descente d’un palais des festivals.

Le poète libanais Gibran Khalil Gibran raconte dans L’errant qu’un jour un Prince fit se rapprocher une danseuse après qu’elle eût dansé la danse des flammes, la danse des épées et des lances, la danse des étoiles, la danse de l’espace et, enfin, la danse des fleurs dans le vent, et il lui demanda : « Fille de la grâce et du plaisir, d’où vient ton art ? » Et, la danseuse répondit : « L’âme du philosophe réside dans sa tête, l’âme du poète réside dans son coeur, mais l’âme de la danseuse demeure dans tout son corps. » Ainsi en va-t-il, semble-t-il, de l’âme du traileur.

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Posté dans Accomplissement de soi

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