Trail des Crêtes de l’Eau Noire à Pesche-lez-Couvin (14.07.2013)

Nombre de Français étaient venus fêter le 14 juillet au Trail des Crêtes de l’Eau Noire, certains en profitant même pour arracher les lauriers. Fidèle au sobriquet de « Poires » dont sont affublés les habitants de Pesche, c’est donc le Jogging Club des Pwères qui organisait ce trail sur des distances de 19 et 31 km, et – comment eût-il pu en être autrement s’agissant d’un trail enjambant l’Eau Noire ? – l’on partit de la rue Noiret, plus précisément de la cour de l’Institut Sainte-Marie.

Qu’est-ce qu’un trail ? Comme vous le lisiez ou le lirez dans le bulletin consacré par ce blog au Festival Trail Semois du weekend précédent, Marathonien de coeur et d’esprit est encore novice dans la spécialité. La question, abordée avec l’omniprésent département Marketing et Publicité de l’Ardennaise qui distribue ses tracts et multiplie les communiqués de manière plus active que ne le ferait un parti politique en pleine campagne électorale, était notamment de s’interroger si l’effet de positionner une épreuve de jogging comme « trail » (plutôt que simplement comme « course nature », ce qui épouserait l’ambition affichée par le Challenge Delhalle) ne pouvait pas se révéler contraire à celui recherché, à savoir effrayer plus de concurrents qu’elle n’en attirerait ? Cela n’expliquerait-il pas, en partie, l’engouement au niveau des inscriptions pour l’édition 2013 de la Mini-Ardennaise qui se disputera cette année sur 8 km et un parcours « encore plus vert » ? Quoi qu’il en soit, l’Ardennaise est une grande classique, une course « trois étoiles » (« vaut le voyage », suivant la nomenclature du grand guide gastronomique bien connu), la procédure d’inscription bat son plein et les inscrits sont plus nombreux qu’à la même époque de l’année dernière (date-limite des pré-inscriptions : 22 juillet 2013, 23 heures 59).

Les Français, encore eux – mais que serait-ce si l’on n’en parlait pas même un 14 juillet ! – toujours à l’affût d’un domaine dans lequel ils puissent appliquer les préceptes de leur Descartes national, ont très officiellement (via la Fédération française d’athlétisme, pas moins!) défini le trail comme suit :

– course nature : distance inférieure à 21 km avec une portion de tarmac ne dépassant pas 25%

– trail court : distance comprise entre 21 et 42 km avec moins de 25% de tarmac

– trail : distance supérieure à 42 km avec moins de 15% de tarmac

– ultra-trail : distance supérieure à 80 km avec moins de 15% de tarmac.

(Les Français constituent une référence de choix en ce qui concerne le trail puisque les Françaises Nathalie Mauclair et Aurélia Truel se sont distinguées aux deux premières places des championnats du monde qui se disputèrent le 6 juillet dernier au Pays de Galles et que l’équipe féminine française s’imposa par la même occasion au classement inter-nations. Côté hommes, ce fut un Britannique qui l’emporta, le bien nommé Ricky Lightfoot – cela ne s’invente pas !)

Bref, chez les Pwères, c’était donc, suivant les normes françaises, « course nature » pour ces aimables joggeurs du dimanche, dont Marathonien de coeur et d’esprit, qui s’alignaient sur 19 km et c’était « trail court » pour les autres : demandez au grand Cédric ce qu’il en pense, lui qui mit 4 heures et demie pour arriver au bout des 31 km et concluait à l’arrivée, un peu penaud et très fatigué, qu’il eût été mieux avisé de se contenter des 19 km ! Nos voisins cartésiens auraient-ils, en pleine séparation de corps et d’esprit, oublié une troisième dimension, le dénivelé, voire une quatrième, la nature du sol ?

440 m de dénivelé positif figuraient au menu du Trail des Crêtes de l’Eau Noire sur les 19 km, 840 mètres sur les 31 km, avec des profils ressemblant au graphe de l’activité électrique en plein orage. Quant à la nature du sol, si l’on échappa aux averses qui présidèrent à l’édition précédente (la journée de dimanche fut baignée de soleil) et si l’on parcourut la boucle dans le sens inverse, certains tronçons boueux subsistaient et, par ailleurs, il fallait gérer quelques descentes techniques sans l’appoint de cordes et faire attention où l’on mettait les pieds lorsque le parcours se faisait rocailleux, s’hérissait de racines, s’enfouissait dans les hautes herbes, s’escarpait à flanc de colline. Ici résidait une autre question du jour: convenait-il ou non de courir avec des chaussures « trail »? Ceux qui, comme Michel Albert, avaient opté pour des pneumatiques slick, moins de rigidité et plus de légèreté, avaient fait le bon choix si leur objectif était la performance.

Le Trail des Crêtes de l’Eau Noire avait attiré environ 400 participants. Quelques résultats suivront quand les organisateurs à qui nous nous sommes adressés pour les recevoir les auront communiqués. Entre-temps, commandez le livre Marathonien de coeur et d’esprit (12,50 € frais d’envoi compris, à l’adresse de votre choix) via ce site en cliquant ici. Faites-le vous dédicacer par l’auteur à l’occasion de l’Ardennaise (Challenge Delhalle), le 27 juillet 2013, à Louette-Saint-Pierre.

Descartes ou Spinoza? Nietzsche! Suivez Marathonien de coeur et d’esprit sur Twitter @Marathonience..

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Posté dans Accomplissement de soi

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