Vienna City Marathon 2015 – Post-scriptum

« Un quart de siècle après la chute du mur de Berlin, la ville la plus à l’est de l’Europe restait un nid d’espions », écrivait feu Gérard de Villiers, dans le 196e tome de la série érotico-policière SAS, Le Beau Danube Rouge. Comme si l’Autriche avait voulu faciliter les tâches clandestines de tous ces espions, précisait-il, tous les opérateurs téléphoniques proposaient de surfer ou de téléphoner dans le plus parfait anonymat. Faudrait-il s’en étonner à propos de la ville et du pays où naquit une école de pensée, l’Ecole de Vienne, préconisant sur le plan économique et social l’individualisme méthodologique et une conception subjective de la valeur ?

Selon le sondage d’un journal belge que j’évoquais au chapitre 3 (sur le Copenhagen Marathon 2010) de mon livre Marathonien de coeur et d’esprit, 70% des Belges préféreraient passer leur retraite à l’étranger. Dans cet esprit, courir un marathon vous permet de visiter une ville de part en part et d’en fréquenter habitants et visiteurs de tous âges et de toutes occupations en vous demandant, chemin faisant, s’il ferait bon y vivre ou y travailler.

Pour ce qui est de Vienne, y courir le marathon, le semi-marathon ou le « Staffel-Marathon » (marathon relais) vous évitera de vous en tenir au portrait à l’emporte-pièce qu’en fit le créateur de Son Altesse Sérénissime le Prince Malko Linge. Je n’y ai pas aperçu de spooks, aucun ne s’est fait occire dans les couloirs de mon hôtel pourtant tout proche du théâtre d’action où se déroulait l’intrigue du roman de gare dans la capitale autrichienne. Par contre, j’y ai redécouvert une ville propre, aérée, fonctionnant bien, fière de son héritage d’ancienne capitale impériale et de capitale mondiale de la musique. (Chaque soir, dix mille personnes y assisteraient à des concerts de musique classique !)

Avec Maître Johann Georg Gensbichler, Zum Schwarzen Kameel

Si l’on y ajoute une tradition culinaire qui déborde largement de la préparation des Wiener Schnitzeln (escalopes à la viennoise) et de la confection de la Sachertorte (gâteau au chocolat à la Franz Sacher) – ne manquez pas de vous rendre Zum Schwarzen Kameel, un restaurant ouvert en 1618, il y a bientôt 400 ans, l’on comprend aisément que Vienne se trouve en tête du classement mondial annuel de qualité de vie de Mercer, le leader du conseil en ressources humaines, prévoyance santé, retraite et investissements, présent dans 40 pays. (Le classement 2015 reprend 230 villes de par le monde. Dans le Top 10 figurent sept villes européennes : Vienne 1ère, Zurich 2e, Munich 4e, Dusseldorf 6e, Francfort 7e, Genève 8e et Copenhague 9e. Amsterdam occupe la 11e position, Berlin la 14e, Bruxelles la 22e, Paris la 27e et Londres la 40e.) Comme je l’écrivais dans Marathonien de coeur et d’esprit, voilà une belle sélection de destinations pour courir et ne pas mourir idiot, « emprisonné dans la médiocrité », pour paraphraser l’académicien français Henry de Montherlant !

Sur le plan du marathon, Vienne se présente avec son IAAF Road Race Gold Label (label d’or des courses sur route de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme) comme une destination de tout premier rang. Depuis l’an dernier, elle a inauguré un nouveau parcours plus roulant dont le départ se situe au Vienna International Centre, à hauteur des bureaux des Nations Unies, et qui vous mène par le Reichsbrücke jusqu’au Prater, le long du canal du Danube jusqu’à la Ringstrasse, de l’Opéra national jusqu’au château de Schönbrunn. L’arrivée se situe sur la bien nommée – pour ce qui est des finishers des marathons – et majestueuse Heldenplatz (Place des Héros). Tous ces endroits étaient aisément accessibles par le métro dont les rames à fréquence renforcée pour l’occasion se suivaient toutes les quelques minutes.

Si, bien que je me sois contenté de courir le semi-marathon à Vienne, j’attribuais une note au Vienna City Marathon comme je l’ai fait pour les 19 marathons complets que j’ai terminés depuis 2013, je lui accorderais 18/20 pour l’organisation, 19/20 pour le parcours, 19/20 pour l’ambiance, 19/20 pour l’accessibilité et 20/20 pour la destination, soit un total de 95/100 et la plus grande distinction au palmarès « Marathonien de coeur et d’esprit ».

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Lisez le compte-rendu sportif de ce blog sur le Vienna City Marathon 2015 : We are Europe – Hymne à la joie.

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