Record du monde du marathon féminin à Londres : Mary Keitany superstar

Le week-end dernier, l’on courait des marathons aux quatre coins de l’Europe : Hambourg – l’on y reviendra dans un prochain article, Belgrade, Enschede, Lodz – la troisième plus grande ville de Pologne, Madrid, Padoue, Varsovie, Vienne, Anvers – dont le bourgmestre Bart De Wever acheva son premier marathon en 4:13:26), mais la « palme d’or » revient au London Marathon.

Mary Keitany, qui avait trébuché (et terminé 9e en 2:28:30) l’an dernier à Londres et n’avait pas été retenue dans la sélection kényane en vue des J.O. de Rio 2016, a remis les pendules à l’heure dimanche dans la cité de Big Ben : victoire au terme d’un « solo » impressionnant et record du monde du marathon « women only ». (Il y a aussi un record du monde « absolu » du marathon féminin sur « course mixte ». Jusqu’à présent, les deux étaient détenus par la Britannique Paula Radcliffe.)

A 35 ans, Mary Keitany, cette maman de deux enfants qui a remporté les trois dernières éditions du Marathon de New York, n’a toléré la présence de ses rivales que pendant les trois premiers kilomètres du London Marathon. Les autres, elle les a courus seule (en partie avec son lièvre, ou, s’agissant en l’occurrence d’une femme, Caroline Chepkoech Kipkirui, faudrait-il écrire « sa hase » ?).

Avec les autres coureuses hors de vue et hors de la tête, Keitany et Kipkirui purent entièrement se concentrer sur leur besogne. Après avoir franchi la marque des 5 km en 15:31, le duo passa en 31:17 (15:46) aux 10 km, 47:15 (15:58) aux 15 km, 1:03:26 (16:11) aux 20 km, à chaque fois des records personnels pour Kipkirui qui ajouta encore un record personnel à la mi-course (1:06:53), Keitany suivant à une seconde.

A cet endroit de la course, les deux femmes étaient même en avance sur le timing de Paula Radcliffe lorsque cette dernière établit le record du monde absolu du marathon féminin sur course mixte (2:15:25 en 2003). Un kilomètre plus loin, Kipkirui abandonna la partie et Keitany fut livrée à elle-même, établissant au passage des 30 km un nouveau record du monde sur cette distance et terminant en 2:17:01. (Photo : London Marathon)

Cette matinée s’avéra lucrative pour Keitany. Sans tenir compte de son cachet de présence ou d’autres gratifications qui lui auraient été accordées par les organisateurs ou son sponsor (Adidas), Keitany a accumulé 305.000 dollars US en prix et primes : 55.000 dollars US pour la victoire, 100,000 dollars US pour son chrono sous les 2 heures 18, 25.000 dollars US pour le record de l’épreuve et 125.000 dollars US pour le record du monde. En comparaison avec d’autres sportifs professionnels, cela ne reste-t-il pas fort raisonnable pour une prestation exceptionnelle, résultat d’une constante débauche d’efforts à l’entraînement ?

L’Ethiopienne Tirunesh Dibaba, victime de problèmes d’estomac et de vomissements au 30e km, termina deuxième en 2:17:56.  La Belge Hanna Vandenbussche se classa 20e en 2:37:28, un nouveau record personnel.

Chez les hommes, le Kényan Daniel Wanjiru (2:05:48) précéda l’Ethiopien Kenenisa Bekele de 9 sec (2:05:57). (Photo des vainqueurs hommes et femmes : London Marathon)

* * *

Soutenez ce site en commandant le livre Marathonien de coeur et d’esprit au prix de 12,50 € (frais d’envoi compris à l’adresse de votre choix) via le lien surligné en rouge. (Les oeuvres rares ne se trouvent pas dans toutes les bonnes librairies!)

Avec Marathonien de coeur et d’esprit, carnets de route d’un périple marathonien européen, parcourez villes et campagnes et jetez un regard nomade sur le monde et notre société au travers de neuf grands marathons (Paris, Berlin, Rome, Madrid, Barcelone, Copenhague, Lisbonne, Siebengebirge et Las Palmas de Gran Canaria).

Suivez Marathonien de coeur et d’esprit sur Facebook et sur Twitter @Marathonience.

Tagué avec: , , ,
Posté dans Dépassement de soi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*