Pourquoi pleure-t-on le jour d’un marathon ?

Pourquoi pleure-t-on le jour d’un marathon, qu’on le coure ou qu’on y assiste ? C’est la question que s’est posée Elizabeth Narins, Senior Fitness and Health Editor du magazine américain Cosmopolitan qui couvre différents aspects de la vie féminine (« style, beauty, love, politics, horoscopes »).

« Pleurer est une réaction émotionnelle saine quand on se sent triste, dépassée ou même heureuse », a déclaré l’ultra-marathonienne et trois fois Ironwoman, Angie Fifer, aussi titulaire d’un doctorat en psychologie du sport, qui ajoute : « J’ai moi-même pleuré à la fin de mes épreuves sportives, de joie d’en avoir enfin terminé après plusieurs heures d’effort intense, mais aussi à l’occasion de compétitions auxquelles je n’étais présente qu’en tant que spectatrice ».

« Se préparer en vue d’un marathon et le terminer constitue un long processus qui touche à tellement d’aspects de votre vie, des sacrifices familiaux à votre emploi du temps, se lever et se coucher tôt, se priver d’événements sociaux, changer ses habitudes de nutrition et d’hydratation, expose-t-elle, que le jour de l’épreuve elle-même vous donnez libre cours à ces émotions que vous avez accumulées au cours de toutes ces heures d’entraînement et en raison des sacrifices consentis. »

D’autres, femmes et hommes à vrai dire, pleurent parce que, simplement, ils n’en peuvent plus. La rédactrice de Cosmopolitan prend le cas d’une coureuse qui, souffrant des genoux à partir de la mi-course de son troisième marathon, se mit à alterner la course, la marche et le boitillement. Ce n’est toutefois que dans les derniers kilomètres de son épreuve, dans tous les sens du terme, qu’elle ne put plus contenir ses larmes, quand les spectateurs, la voyant souffrir, se mirent à l’encourager. « Eux croyaient encore moi, a-t-elle confié, alors que moi je doutais de moi ! »

Dans le livre, Marathonien de coeur et d’esprit raconte cette rencontre avec un grand gaillard qui courait le Marathon de Reims les pieds nus et ensanglantés, tenant ses baskets à bout de bras et sanglotant à chaudes larmes. « La douleur est inévitable. La souffrance est facultative », écrivait Haruki Murakami, citant un proverbe bouddhiste, dans son Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. « Vous courez et vous pensez : « Ah! que c’est dur! Je n’y arriverai pas. » Si les mots « c’est dur » dépeignent une réalité inévitable, quand vous dites « je n’y arriverai pas », vous vous en remettez à votre propre subjectivité. »

Elizabeth Narins précise toutefois que terminer un marathon les yeux secs ne signifie pas que l’on a la tête dure ou que l’on n’a pas d’âme, que l’on ne s’investit pas dans l’effort ou que l’on s’en f… C’est tout bonnement que l’on réagit différemment d’un point de vue émotionnel. Certains coaches recommandent d’ailleurs de contenir ses émotions et de s’en servir comme carburant pour améliorer les performances. Bref, que vous pleuriez ou pas à l’arrivée d’un marathon, ne vous en faites pas, ça reste normal !

D’après Cosmopolitan.

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Posté dans Accomplissement de soi

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