33e Marathon Divina Pastora Valencia – Marathon de Valence (17.11.2013)

« Découvrez Valence. Battez votre record. En courant sur les eaux. ». C’était tout un programme que proposaient les organisateurs du Marathon de Valence ! Comment un Marathonien de coeur et d’esprit ne répondrait-il pas à cette incantation à connotation divine (« viens, marche sur les eaux! », ici : cours!) pour un marathon qui l’était aussi puisqu’il était placé sous la protection d’une divine bergère (Divina Pastora, une compagnie d’assurances) ?

Marathonien de coeur et d’esprit (commandez le livre en cliquant sur le lien) n’était d’ailleurs pas le seul joggeur à s’embarquer samedi sur le vol de la compagnie à bas prix maudite – à tort – par la plupart et prisée par tous au départ de l’aéroport à taille humaine de Charleroi à destination de Valence. Certains compatriotes, peu au fait sans doute des pratiques tarifaires de ladite compagnie with the lowest fares and the best on-time record (sonnez hautbois, résonnez musettes!), en avaient préféré une autre et un détour par Alicante dont la vieille ville, le port et le château de Santa Bàrbara méritent assurément une visite.

A Charleroi comme à Valence, cela fleurait donc tous les accents de nos vallées et du plat pays. Il n’y eut qu’un seul étendard arborant le Lion des Flandres mais la configuration du parcours lui permit de se faire voir, agité au bout de son mât, à plusieurs endroits. S’était-il trompé de sport ou égaré ? Située sur la côte méditerranéenne, Valence est la troisième ville la plus peuplée d’Espagne (800.000 habitants), après Madrid et Barcelone et avant Séville, Saragosse et Malaga. C’est le plus important port d’Espagne pour les marchandises et le premier de la Méditerranée pour les conteneurs. La ville est connue pour sa Cité des arts et des sciences à l’architecture audacieuse, ambitieuse et futuriste, pour ses températures positives toute l’année et sa faible pluviosité (à peine 44 jours de pluie par an dont 4 en novembre) et pour ses spécialités gastronomiques dont la paella (mieux vaut ne pas se fier aveuglément aux recommandations de la réceptionniste de l’hôtel pour le choix du restaurant…). Sec et ensoleillé, par contre, le Marathon de Valence le fut. S’il faisait encore un peu frais au moment de se rendre au départ (à 9 heures), la température ne cessa d’augmenter et dépassa les 20° au moment de l’arrivée. Sur le plan de la météo, les seize coureurs de l’ACLO qui participaient au Marathon de Valence de préférence au Marathon de Florence avaient fait le choix le moins risqué. (Un autre groupe de l’ACLO sera présent à Florence, le weekend prochain.)

La Cité des arts et des sciences constituait le centre névralgique de l’organisation. L’on y enlevait les dossards qui incorporait la puce électronique, un T-shirt souvenir (uniquement XXL à partir d’une certaine heure) et un goodies bag, ceux ou celles qui avaient oublié leurs chaussures ou souhaitaient faire provision de gels pouvaient faire quelques emplettes à l’Expo Deporte, la consigne s’y trouvait le jour J et, bien sûr, c’était le théâtre grandiose du départ (simultané pour le Marathon de Valence – 11.300 inscrits – et pour une course de 10 km – 7.800 inscrits), sur le pont de Monteolivete entre le Palais des Arts et l’Hémisphérique et de l’arrivée, magique, oui vraiment !

Ironwoman & NYC 42.2K finisher "ÖTellÖ" Lisa

Les circonvolutions du parcours vous emmenaient voir ou apercevoir la plupart des attractions de cette ville séduisante, la Playa de las Arenas en passant devant le bâtiment de l’autorité portuaire et le port de l’America’s Cup, le campus universitaire, les stades de football, les parcs, la cathédrale, l’hôtel de ville, la gare ferroviaire, les arènes. Etonnamment, malgré ses arabesques, le parcours du Marathon de Valence était rapide, son profil doux bien qu’en élévation sur sa seconde moitié jusqu’au 35e kilomètre y contribuant assurément, ainsi que la présence d’un grand nombre d’animations musicales (pas moyen de passer au pilotage automatique et en vitesse de croisière, Valence est sans doute le marathon le plus percussionniste d’Europe !) et de la grande foule qui y va de ses venga, vamos, muy bien et animo.

Les organisateurs ne furent pas en reste sur le plan de l’accueil des concurrents. Outre le parcours scénique, ils avaient prévu des ravitaillements tous les cinq kilomètres en eau et boisson isotonique, accompagnées de gel énergétique et de fruits sur la seconde moitié du marathon et de généreuses rations de biscuits et de fruits à l’arrivée. Les arrivants se virent aussi remettre une médaille de qualité.

Qu’au contraire de quelques autres, décrits dans Marathonien de coeur et d’esprit, le repas de veillée d’armes fut décevant, les plus avisés d’entre vous l’auront déjà compris (Eric, où étais-tu donc?). C’est le seul inconvénient de la Cité des arts et des sciences : à en croire Trip Advisor, conforté par l’expérience, c’est un désert gastronomique. N’en concluez pas hâtivement que c’est autant cela que le climat méditerranéen et le profil du parcours qui a permis à votre auteur marathonien favori de terminer en 3:37:33, son marathon le plus rapide des neuf de cette année. Non, c’était plutôt cette promenade enchanteresse du weekend précédent en fort belle compagnie sur les 4 Cimes du Pays de Herve, leurs trente-trois kilomètres et leurs 17 côtes, en guise de préparation !

Ce Marathon de Valence 2013 est devenu le plus rapide jamais couru en Espagne avec la victoire du Kényan Félix Kipkemoi Keny en 2:07:14, son meilleur temps personnel et 16 secondes de mieux que le précédent record détenu par le Marathon de Barcelone. Chez les femmes, c’est l’Ethiopienne Azalech Masresha qui s’imposa, en 2:27:01, record de l’épreuve.

Les fidèles lecteurs de cette chronique auront déduit de ce qui précède que ce Marathon de Valence, de par son organisation sans faille (17/20), son ambiance populaire et percutante (18/20), son parcours scénique et rapide (17/20), son accessibilité par compagnie aérienne à bas prix (16/20) et l’intérêt de la destination qui nécessiterait une analyse gastronomique plus poussée (17/20), décrochait son certificat Marathonien de coeur et d’esprit avec un score de 85/100 et la mention « grande distinction ». Et, qu’à ceux qui s’abstinrent de participer, l’on dise: « Homme (femme!) de peu de foi, pourquoi as-tu douté? »

* * *

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5 Commentaires » pour 33e Marathon Divina Pastora Valencia – Marathon de Valence (17.11.2013)
  1. Roberti de Winghe Max dit :

    Eh bien bravo, Thierry, l’infatigable toujours à l’écoute de son corps, sachant trouver son rythme, ses entraînements, ses amis! Fais-nous encore vibrer durant les décennies à venir parce que tes compte-rendus nous apportent de la joie de vivre et que tu nous la partages avec enthousiasme.

  2. hannelore caspers dit :

    Magic Marathon !

  3. Allard Michel dit :

    J’y étais pour mon premier marathon l’année de mes 60 ans. Quelle ambiance et ce petit rayon de soleil hier matin encore à siroter un chocolat chaud en terrasse… Marathon agréable, bien soutenu par les spectateurs. J’ai vu une dame distribuer des gels isostar spontanément. Il faut aussi noter qu’il n’y a pas eu assez de médailles pour les classés après 9800, j’ai dû emprunter celle d’un coureur italien pour les photos!

  4. Eric dit :

    Bravo Thierry! Félicitations pour ta perf. Je partage complètement tes élogieux commentaires et pour ton info perso, nous nous trouvions « incognito » à la « Tagliatella », située dans la galerie Aqua juste en face de notre hôtel « Primus ». Cette pasta-party à la carte fut de première qualité dans ce restaurant qui semble jouir d’une très bonne réputation. J’en tiens pour preuve le nombre de convives mais surtout l’impressionnant contingent de déçus qui a été refoulé à l’entrée. Au plaisir de te lire lors de tes prochaines escapades. Cordialement, Eric

  5. Jonathan dit :

    La communauté des marathoniens aurait-elle un hôtel à nous conseiller ? Avant tout au calme et pas trop loin de la ligne de départ. Un petit déjeuner de qualité servi en temps et en heure est un atout mais pas un impératif. Merci !

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  1. […] obtient l’excellente note de 85/100. Une grande distinction qui achevait de me […]

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