Marathon de Paris 2014 – Sous le soleil énormément, score parfait : 100/100

Courtesy of ASO/Maindru

Dans le chapitre de Marathonien de coeur et d’esprit consacré à la 35e édition du Marathon de Paris en 2011, l’on soulignait déjà que, nonobstant le fait qu’il ne fasse pas partie du club fermé des majors (Berlin, Londres, New York, Chicago et Boston), le Marathon de Paris n’en était pas moins un grand, un très grand marathon. Le Marathon de Paris 2014 en témoigna à plus d’un titre.

Tout d’abord, la 38e édition du Marathon de Paris avait convaincu un grand, un très grand champion d’y effectuer sa première tentative sur la distance des 42,195 km. Kenenisa Bekele démontra qu’un vrai champion ne prend pas ses rendez-vous à la légère. Il s’imposa et établit un nouveau record de l’épreuve (2:05:03) malgré la chaleur, le vent, des crampes et le fait d’avoir couru seul pendant une quinzaine de kilomètres sur un parcours qui n’est pas entièrement plat ni goudronné. L’expérience lui a apparemment plu puisque le vainqueur éthiopien (31 ans) reparlait, une fois la course terminée, de s’attaquer au record du monde, peut-être même d’ici la fin de l’année !

Ensuite, ce Marathon de Paris 2014 avait attiré les inscriptions de 50.000 concurrents dont 42.000 (autre record!) se présentèrent au départ sur les Champs-Elysées. Une telle manifestation exige un professionnalisme sans faille sur le plan de l’organisation. A.S.O. (organisateur, entre autres, du Tour de France ainsi que du Marathon de Barcelone dont elle a facilité la résurrection – on vous en parle aussi dans le livre Marathonien de coeur et d’esprit), remplit, semble-t-il après avoir couru le Marathon de Paris en 2011 et en 2014, pleinement la mission que lui a confiée la Ville de Paris. C’est que les marathoniens s’approprient effectivement la ville et cette dernière doit évidemment être restituée aux Parisiens dans l’état dans lequel les marathoniens, pas nécessairement tous éco-responsables, l’avaient reçue, c’est à dire débarrassée des bouteilles en plastique, pelures de fruits et autres déchets ainsi que des infrastructures temporaires érigées pour accueillir et canaliser les coureurs et le public au départ et à l’arrivée.

Le départ eut lieu par vagues, les coureurs disposant d’un dossard « 4 heures », par exemple, partant environ une demi-heure après l’heure officielle. Ce n’est pas que l’un de ces valeureux amateurs eût ambitionné de devancer Bekele mais encore convient-il de tenir compte du temps réel et non du temps brut pour se faire une idée précise des performances des uns et des autres ! L’on descendait les Champs-Elysées en direction de la place de la Concorde, d’où l’on bifurquait sur la rue de Rivoli vers l’Hôtel de Ville et la Bastille avant de rejoindre le Bois de Vincennes. S’y dessinait une boucle d’une dizaine de kilomètres très verts pendant lesquels l’appel insistant de la nature se transforma pour certains en un retour pressant à ladite nature, question sans doute d’évacuer de dernières anxiétés, soit en effectuant un aller-retour pas toujours discret dans la végétation, soit en émettant des bruits gutturaux et incongrus, symptômes d’une digestion pénible, qui vous donnaient à penser que les pandas s’étaient échappés de Pari Daiza.

Peu après la sortie du bois, l’on repassait par l’avenue Daumesnil où se situait la mi-parcours, puis par la place de la Bastille, pour rejoindre les bords de Seine au km 23 et poursuivre le sightseeing par Notre-Dame de Paris et la Tour Eiffel. Chemin faisant, l’on procédait à une visite techno, toute de lumière et de musique, des tunnels. L’on quittait la Seine au km 31 et rejoignait deux kilomètres plus loin le quartier de la porte d’Auteuil. C’était l’entrée dans le Bois de Boulogne dont la traversée permettait à chacun de retrouver une certaine sérénité. Les spectateurs et les ensembles musicaux s’y firent plus rares, les respirations et les foulées plus saccadées, dans l’attente de la porte Dauphine et de l’ultime virage avant la délivrance sur l’avenue Foch avec l’Arc de Triomphe en toile de fond.

Sur l’échelle Marathonien de coeur et d’esprit, le Marathon de Paris 2014 obtient un 20/20 pour son organisation générale parfaitement maîtrisée compte-tenu de l’affluence des coureurs et spectateurs, un 20/20 pour son parcours somptueux, un 20/20 pour l’ambiance musicale géniale (plus de 100 animations ! L’on courait en musique d’un bout à l’autre !) et pour l’engouement populaire (250 000 spectateurs), un 20/20 pour l’accessibilité (à tous égards, que ce soit pour l’inscription via le site Internet dédié, le déplacement ou le séjour) et un 20/20 pour l’intérêt de la destination, « la plus belle ville du monde » et la ville de coeur pour beaucoup, surtout lorsque les Parisiens se montrent décontractés sous le soleil printanier, soit le score parfait de 100/100.

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