Marathon de La Rochelle Serge Vigot 2012 – 22ème édition (25.11.2012)

Le Marathon de La Rochelle 2012

Pour Marathonien de coeur et d’esprit, le Marathon de La Rochelle représentait une première participation à cette épreuve et le retour sur marathon après celui de Las Palmas de Gran Canaria qui avait eu lieu le 22 janvier 2012 et qui faisait l’objet du neuvième et dernier chapitre du livre publié en mai. Ce Marathon de La Rochelle constituait aussi la première occasion de parler du livre à un public français, ce que le commentateur de service ne manqua pas de faire, ainsi que l’auteur après avoir passé la ligne d’arrivée. Le livre, imprimé en France, est disponible via les deux plus grandes librairies en ligne de France, amazon.fr et la FNAC et peut aussi, même de France, être commandé via le site www.marathonien-coeur-esprit.com, auquel cas il vous sera envoyé, dédicacé, gracieusement par la poste.

La gare de La Rochelle

Marathonien de coeur et d’esprit avait initialement prévu son retour sur marathon lors du Marathon des Alpes-Maritimes Nice – Cannes mais l’interruption de tout trafic ferroviaire en raison de travaux entre Cannes et Nice pendant le long week-end de la Toussaint n’avait pas permis de rejoindre la belle délégation de l’ARCH de Ciney (Belgique) qui s’était, quant à elle, déplacée à Nice par voie aérienne. Ce rendez-vous manqué n’est que remis. Les organisateurs du Marathon des Alpes-Maritimes, lequel se targue désormais d’être le deuxième plus grand de France, disposaient d’un stand au village marathon du Marathon de La Rochelle et y lançaient leurs invitations pour le 10 novembre 2013.

Promotion de Marathonien de coeur et d'esprit auprès du public français

Des problèmes ferroviaires d’un autre ordre ont aussi failli compromettre la participation au Marathon de La Rochelle. Pour faire bref, disons que ce déplacement a permis de tester l’efficacité du service à la clientèle des chemins de fer belges : achat en ligne défaillant, ligne surtaxée perpétuellement indisponible (« le délai d’attente étant anormalement long, veuillez réessayer plus tard », à toute heure de la journée et de la soirée…), service d’aide à la clientèle incapable de vous fournir le moindre renseignement et vous raccrochant au nez si vous aviez l’impudence de vous en étonner et d’insister ! La pub actuellement diffusée par les chemins de fer belges sur les ondes doit, apparemment, s’entendre au second degré.

Mario, fringant avant le départ

Pourtant, pour un déplacement de Bruxelles et ses environs à La Rochelle, le TGV semble une bonne formule. Une compagnie aérienne à bas prix bien connue vole de Charleroi à La Rochelle, mais pas de manière régulière ni aux jours qui vous conviendraient, et la route, avec les brouillards de la fin novembre, devient hasardeuse, en plus d’être longue et onéreuse en tenant compte de l’enchérissement des péages et du prix du carburant, en plus des contrôles de vitesse à gogo. De Bruxelles-Midi à Poitiers, le TGV, même s’il fait un peu omnibus avec ses arrêts à Lille, Roissy, Marne-la-Vallée, Massy, St-Pierre-des-Corps et au Futuroscope, ne met qu’un peu plus de quatre heures. La correspondance à Poitiers est immédiate avec le train régional pour La Rochelle et ce trajet-là prend environ une heure et demie.

Mickey et Minnie, valeureux marathoniens

Si les brumes se dissipèrent entre Paris et Poitiers, il fallut attendre d’avoir dépassé Niort avant que les nuages à leur tour ne disparaissent. Quel plaisir de voir surgir les rayons du soleil, si timide soit-il en cette saison, en même temps que l’on aperçoit l’océan à l’approche de La Rochelle. Cette dernière, rivée à ses bassins portuaires, est une ville à taille humaine où l’on débarque d’une gare majestueuse et propre et dont on rejoint le centre à pied en un quart d’heure.

Tout à La Rochelle est sympathique. Les organisateurs et les très nombreux bénévoles (mille deux cents !) étaient souriants, prévenants, flexibles et manifestement soucieux de la satisfaction du coureur. Les spectateurs étaient venus très nombreux, en particulier sur le Vieux Port, la Place de Verdun et l’aire d’arrivée, lieux emblématiques de la ville, et encourageaient les concurrents avec enthousiasme en les appelant par leurs prénoms (repris sur les dossards). Plusieurs ensembles assuraient une animation musicale bien enlevée qui rythmait les foulées. Le côté sympathique des Rochelais doit être leur seconde nature car déjà le personnel de l’hôtel (le Mercure Vieux Port, pratiquement situé à côté du village marathon et sur la ligne de départ) affichait les mêmes dispositions que ce soit à l’accueil ou ailleurs et le service au restaurant choisi pour le dîner de veillée d’armes (La Cuisine de Jules, établissement contemporain doté d’un bib gourmand et situé rue Thiers) était engageant et prompt (en outre, la terrine au foie gras, le ragoût de sanglier, le dessert au chocolat ainsi que le faugères 2009 étaient succulents).

Nouvelle évasion des Daltons

Jusqu’il y a peu, le Marathon de La Rochelle pouvait se prévaloir du titre de deuxième marathon de France. Confrontés à une chute sensible de la participation lors de la 21ème édition, en raison d’une météo pénible lors de plusieurs éditions, les organisateurs avaient innovés cette année en mettant sur pied une nouvelle course, le Duo, un relais de deux coureurs qui chacun courrait une partie de la distance mythique. Le passage du témoin se faisait dans une zone prévue à cet escient sur le plateau nautique après les premiers 20 kilomètres. Le second relayeur couvrait donc une distance de 22,195 km. La formule a connu un beau succès puisque les inscriptions avaient été clôturées trois mois avant le jour J ! Un 10 km, dont près de la moitié du peloton était féminin (contre 13% pour le marathon), complétait le programme de la journée. Le nombre total de participants aux trois épreuves s’élevait à environ neuf mille.

Dimanche tonique au bord de l'Atlantique

Le départ du Marathon de La Rochelle fut donné en deux endroits différents, sur le Quai Maubec pour l’élite, les seniors, les vétérans 1 ainsi que les handisports et sur le Quai Louis Prunier, en face de l’Espace Encan où était établi le village marathon, pour les femmes ainsi que pour les vétérans 2, 3 et 4 et le Duo. Les prévisions météo annonçaient des averses de pluie. Les organisateurs s’étaient montrés résolument optimistes en prévoyant que le soleil du samedi reviendrait le lendemain. Les coureurs n’essuyèrent finalement qu’une seule averse, de quelques minutes à peine, sans toutefois que le soleil ne se soit montré très présent. L’un dans l’autre, les conditions de course furent donc idéales !

"Mes amis, mes amours, mes emmerdes" : Charles Aznavour au second tour

Le parcours se dessinait en une double boucle qui traversait le centre-ville, longeait l’océan, parcourait des quartiers de la périphérie, puis revenait vers le centre-ville et faisait un tour dans le quartier de l’Université et la zone portuaire. La Rochelle, cité millénaire fondée comme un village de pêcheurs au Xème siècle, constitue aujourd’hui une cité portuaire de premier ordre pour la pêche, le commerce et la plaisance.

Le Marathon de La Rochelle 2012 fut remporté par un jeune Kényan de 21 ans, Chentan Bushendich, en 2 h 9 min 12 s. Il en était à son deuxième marathon seulement. Il avait déjà gagné son premier, plus tôt dans l’année, le Marathon de Enschede (Pays-Bas), en 2 h 9 min 9 s et il précédait trois de ses compatriotes à La Rochelle. Chez les femmes, l’Ethiopienne Zerfe Boku s’imposa en 2 h 32 min 59 s. Elle s’était déjà classée deuxième du Marathon de La Rochelle l’an dernier. Soulignons pour les Belges parmi vous que Zaina Semlali, une habituée des challenges belges de courses hors stade, se classa à une belle 13ème place au scratch féminin en 3 h 11 min 16 s.

A l'arrivée

Certains s’inquiéteraient-ils de la performance de Marathonien de coeur et d’esprit ? Qu’ils sachent que, fidèle à sa philosophie de courir pour le plaisir, il a passé un week-end tonique au bord de l’océan atlantique, il a reçu une belle médaille, un beau coupe-vent et un cageot d’huîtres Marennes d’Oléron. Sachez aussi que les propriétés de ces dernières sont bénéfiques pour les coureurs puisqu’elles contiennent du glycogène. Elles sont aussi riches en fer et en vitamines B12, qui favorisent le métabolisme de l’hémoglobine et le transport de l’oxygène, ainsi qu’en sélénium et en vitamine C, qui sont précieux pour la récupération et la tolérance à l’effort, et, enfin, en calcium et en magnésium (lutte contre la fatigue, la contractilité musculaire et le stress). Ah! si certains vainqueurs du Tour avaient su, ils auraient dévoré cageot sur cageot et évité de devenir accro à l’EPO !

Faut-il ajouter, pour ceux qui ne l’auraient pas encore saisi, que le Marathon de La Rochelle mérite le label de qualité pour son organisation irréprochable et la convivialité qui l’entoure et qu’il constitue une excellente destination pour un premier marathon ? Il en fut de même pour le 35ème de Marathonien de coeur et d’esprit (si vous préférez une saine lecture à la télé-réalité, achetez le livre en double-cliquant ici) et pour le centième d’Olivier Meslier, « Bikila » pour ses amis de « Courir le Monde », qui s’était vu attribuer le dossard 100. Comme le dit l’écrivain-marathonien japonais Haruki Murakami dans son Autoportait de l’auteur en coureur de fond, « Pain is inevitable. Suffering is optional « .

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Posté dans Accomplissement de soi

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