Challenge Delhalle – Aubade Printanière à Erpent

« En cette saison printanière de l’année, quand l’air est doux et plaisant, ce serait une injure à la nature et vraiment dommage de ne pas aller dehors voir sa magnificence et partager sa façon de relier le ciel et la terre », écrivit le poète anglais John Milton au XVIIe siècle. Chercherait-on à nous tromper sur le produit à Erpent ? Pourquoi la Printanière s’appelle-t-elle ainsi puisqu’elle se court en plein hiver ? Il n’eût manqué que la bruine qui reliait le ciel et la terre ne se transforme en frimas pour qu’on dusse la débaptiser sur-le-champ.

Jadis, la nouvelle saison du Challenge Delhalle débutait en mars avec le Cross de Bousval. Un bon millier de coureurs s’y retrouvaient sur un parcours de saison, s’agrémentant de quelques labourés dont personne ne s’étonnait, le nom de la course en avertissait. Pourquoi le Cross de Bousval se fût-il appelé « cross » s’il ne l’était pas, ne serait-ce qu’un tout petit peu ? L’on y égarait parfois une chaussure sur un passage particulièrement boueux si l’on n’y prenait garde mais l’on avait tout loisir de la récupérer, le chemin étant suffisamment large pour que le reste de la troupe y passe sans encombre. A la Printanière, par contre, si vous perdiez pied sur la patinoire des Fonds de Dave, c’était le mur à gauche, du fil de fer barbelé à droite, la racine ou le rocher devant. La Printanière y a-t-elle gagné en pittoresque ? N’est-il pas permis de s’interroger sur l’intérêt de ses tronçons boueux qui le sont quel que soit le temps et a fortiori après qu’ils eussent été abondamment arrosés le matin et qu’il continuât de pleuvoir l’après-midi ?

Nous étions plus de mille (sans compter les 247 partants de la Mini-Printanière sur 5 km) à prendre le départ à Erpent, à quelques unités près le même nombre qu’un an auparavant. Cela augure bien de la nouvelle saison du Challenge Delhalle dont les organisateurs se voient ainsi récompensés pour la qualité de leur organisation, un plan sur lequel la Printanière et ses dizaines de bénévoles n’ont pas failli.

La victoire se joua au sprint entre Thomas Loquet (55:06) et Gwénaelle Therasse (55:07), le troisième, Jonas Roels (57:47) suivant à bonne distance. Du côté féminin, ce sont trois Aînées qui se hissèrent aux premières places : Sabine Froment (1:06:03), Valérie Leroy (1:09:13) et Françoise Jouniaux (1:09:37). Par sens de l’accomplissement de soi, soulignons aussi les performances de deux autres concurrents : Raymond Rasquin, à 86 ans le patriarche du peloton, arrivé 1017e et pas dernier de la Printanière en 2:19:23, et Nordin El Hachimi, à 5 ans le benjamin, accompagné de sa maman Kristel Geeroms et de son grand-père maternel sur les 5 km de la Mini-Printanière que ce fils de marathonien termina en 26:23.

Ce qui nous amène à suggérer au stentor de service, si prompt à retonitruer ses injonctions à l’heure du départ, d’entonner la prochaine fois l’Aubade Printanière d’Albert Viau :

Ô doux printemps de la jeunesse
Pourquoi ne pas durer toujours
Trop vite, hélas, vient la vieillesse
Et trop tôt passent les beaux jours
Chantons l’aubade printanière
Chantons les fleurs et le soleil
Fêtons de la nature entière
L’éclat nouveau, le gai réveil.

Le prochain rendez-vous du Challenge Delhalle aura lieu à Bousval le dimanche 1er mars 2015. Inscrivez-vous au Cross de Bousval en suivant ce lien.

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