Amsterdam Marathon 2014 : un dernier mot

Pour entamer ce bilan de l’Amsterdam Marathon 2014, cédons, d’abord et volontiers, la parole à un autre finisher, Gonzague Milis (4:06:03) de Liège : « Il n’y eut pas plus de souci à retirer son dossard qu’il n’y en eut à s’inscrire. L’on aurait pu, par contre, s’attendre à une expo marathon plus étendue, comme à Paris ou à Stockholm. Le parcours, fort beau, complètement plat, traversait les quartiers verts d’Amsterdam. Il n’était toutefois pas question de profiter du marathon pour faire du tourisme, comme à Rome par exemple. De nombreuses animations musicales rythmèrent la course, y compris le long de l’Amstel et les ravitaillements étaient bien fournis, impeccables et nombreux. Les meneurs d’allure étaient équipés de simples baudruches qui ne soutenaient pas la comparaison avec les flammes que portaient leurs confrères parisiens. Ils se suivaient toutefois tous les quarts d’heure et imprimaient un rythme parfait. Il n’y a finalement qu’un seul regret : l’arrivée est un peu chiche, pas de T-shirt de finisher, ni de pack : une boisson, une banane, un quartier d’orange et au revoir ! »

Reprenons l’analyse en fonction des cinq critères d’évaluation habituels de « Marathonien de coeur et d’esprit » :

Organisation

L’organisation de l’Amsterdam Marathon fut irréprochable. Les gestionnaires de Schiphol proposent dans le monde entier leur expertise en matière de gestion du flux des très nombreux passagers qui fréquentent l’aéroport international d’Amsterdam. Ce ne sont pas 40.000 coureurs en provenance de 90 nations (répartis sur les trois épreuves du jour) qui seraient de nature à effrayer à Amsterdam. Néanmoins, l’organisation conjointe d’un marathon et d’un semi-marathon avec horaires décalés obligeaient les premiers semi-marathoniens à dépasser les marathoniens les plus lents. C’est plutôt sympa pour ces derniers qui retrouvèrent ainsi un peu de compagnie et purent admirer la tête de la course du semi, mais ça l’est sans doute moins pour les semi-marathoniens les plus rapides. Score : 18/20.

Parcours

La parcours ne présentait aucune difficulté et convenait parfaitement pour un premier marathon ou un déplacement de club. Il eût été plus rapide si le vent n’avait pas contrarié la progression des coureurs. Même l’élite en a souffert puisque tous les grands favoris, hommes et femmes, ont raté leurs objectifs. Comparativement aux marathons d’autres grandes capitales européennes, l’intérêt scénique de l’Amsterdam Marathon était plus limité. Score : 18/20.

Ambiance

Au nombre des finishers (12.212 contre 10.679 au Marathon de Rotterdam en 2014), l’Amsterdam Marathon est le plus grand marathon des Pays-Bas. Quant au nombre des spectateurs, Amsterdam (800.000 habitants et plus de deux millions si l’on y inclut l’agglomération), ce n’est pas Berlin, ni Paris, ni Hambourg, ni Cologne (retrouvez des commentaires au sujet de ces quatre marathons sur ce blog). Malgré que le peuple néerlandais soit sportif (relisez à ce sujet le livre Marathonien de coeur et d’esprit), comme en témoignait encore le nombre d’embarcations à l’aviron sur l’Amstel un dimanche de grand matin, le public était relativement clairsemé. Heureusement, l’ambiance musicale était bien présente, d’un bout à l’autre, pour soutenir l’effort des coureurs. Score : 18/20.

Accessibilité

Amsterdam est aisément accessible par la route ou le train pour les Belges et les Français du nord, ce qui explique leur forte proportion dans le peloton. Les plus nombreux après les Néerlandais furent toutefois les Britanniques qui représentaient 10% du total des inscrits, toutes épreuves confondues. L’infrastructure hôtelière et les transports publics d’Amsterdam permettent à chacun de trouver un gîte correspondant à son budget, moyennant un peu d’imagination pour le parking. Score : 20/20.

Destination

19e des villes où il fait le mieux vivre selon le magazine « lifestyle » Monocle (Copenhague, Tokyo et Melbourne occupaient les premières places), Amsterdam mérite le voyage à condition d’arriver l’avant-veille du marathon et d’y consacrer une partie du samedi. En effet, en dehors du stade qui en 1928 accueillit les J.O. et pour la première fois la flamme olympique et que visitent 1.400.000 personnes par an, le Rijksmuseum (plus de 2 millions de visiteurs depuis sa réouverture en 2013), le parc Vondel et l’Amstel, l’Amsterdam Marathon ne met pas vraiment l’accent sur le sightseeing. Le départ et l’arrivée dans le stade olympique n’en constituent pas moins des moments inoubliables. Score : 19/20.

Avec un total de 93/100, l’Amsterdam Marathon obtient la plus grande distinction au palmarès « Marathonien de coeur et d’esprit ».

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Posté dans Accomplissement de soi

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